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	<title>Environnement Lan&#231;onnais</title>
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		<title>Des nanotubes de carbone retrouv&#233;s dans des poumons humains</title>
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		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 23 octobre 2015 par Romain Loury Des nanotubes dans l'air Ce sont des enfants parisiens qui en font l'honneur : pour la premi&#232;re fois, des nanotubes de carbone, issus de la pollution atmosph&#233;rique, ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s dans des poumons humains, lors d'une &#233;tude franco-am&#233;ricaine publi&#233;e dans la revue eBioMedicine. Une premi&#232;re au monde, enfin presque : avant cela, ces nanotubes de carbone issus de la combustion (&#224; ne pas confondre avec ceux produits de mani&#232;re synth&#233;tique pour des applications (...)

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&lt;a href="https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Nanoparticules.&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 23 octobre 2015 par Romain Loury&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_329 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/local/cache-vignettes/L335xH252/art_1074-eb009.jpg' width='335' height='252' alt=&quot;&quot; style='height:252px;width:335px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des nanotubes dans l'air&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont des enfants parisiens qui en font l'honneur : pour la premi&#232;re fois, des nanotubes de carbone, issus de la pollution atmosph&#233;rique, ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s dans des poumons humains, lors d'une &#233;tude franco-am&#233;ricaine publi&#233;e dans la revue eBioMedicine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une premi&#232;re au monde, enfin presque : avant cela, ces nanotubes de carbone issus de la combustion (&#224; ne pas confondre avec ceux produits de mani&#232;re synth&#233;tique pour des applications industrielles) avaient &#233;t&#233; retrouv&#233;s dans les exsudats de survivants du World Trade Center, donc suite &#224; une exposition massive et accidentelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Men&#233;e par Fathi Moussa, professeur de chimie &#224; l'universit&#233; Paris-Sud et pharmacien biologiste &#224; l'h&#244;pital Trousseau (Paris), et ses coll&#232;gues, cette &#233;tude est la premi&#232;re &#224; porter sur une exposition chronique &#224; la pollution urbaine. Pour cela, les chercheurs ont &#233;tudi&#233; 69 lavages broncho-alv&#233;olaires de jeunes asthmatiques, &#226;g&#233;s de 2 mois &#224; 17 ans, chez qui ces &#233;chantillons sont pr&#233;lev&#233;s en routine dans les services de pneumo-allergologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'aide de diff&#233;rentes m&#233;thodes d'analyse (microscopie &#233;lectronique &#224; transmission, analyse dispersive en &#233;nergie par rayons X), les chercheurs ont observ&#233;, y compris &#224; l'int&#233;rieur de cellules pulmonaires, des nanotubes de carbone d'un diam&#232;tre compris entre 10 et 60 nanom&#232;tres, et d'une longueur de plusieurs centaines de nanom&#232;tres. Les m&#234;mes que ceux qu'ils ont retrouv&#233;s sur des pots d'&#233;chappement et dans de la poussi&#232;re recueillie sur des fen&#234;tres.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des m&#233;canismes &#224; &#233;lucider&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quel impact sanitaire de ces nanotubes qui s'accumulent dans nos poumons ? Certes, les effets des particules fines, en particulier les PM2,5 dont font partie ces nanotubes, ne font plus gu&#232;re de doute : selon l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS), la pollution de l'air a tu&#233; 7 millions de personnes en 2012. Mais les m&#233;canismes &#224; l'&#339;uvre demeurent encore peu connus, tant la pollution atmosph&#233;rique contient une grande vari&#233;t&#233; de composants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Men&#233;s chez l'animal, &#171; des travaux ont d&#233;j&#224; montr&#233; que lorsqu'ils sont longs ou qu'ils forment des agr&#233;gats, les nanotubes de carbone engendrent des granulomes inflammatoires &#187; &#224; l'int&#233;rieur des poumons, pouvant aller jusqu'au cancer, explique Fathi Moussa au JDLE. Pourtant, la taille des nanotubes d&#233;couverts par les chercheurs semble inf&#233;rieure &#224; celle requise &#224; cet effet, proche de l'amiante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Ce qui est certain, c'est que ces particules [du fait de leur petite taille] ont une tr&#232;s grande surface sp&#233;cifique, qui leur permet d'adsorber un tr&#232;s grand nombre de composants &#187; qu'ils c&#244;toient dans l'air (gaz, m&#233;taux, autres particules), dont la toxicit&#233; serait renforc&#233;e par l'effet de concentration. En cela, ces nanotubes pourraient agir comme &#171; nanovecteurs &#187;, avance Fathi Moussa, qui pointe les nombreuses inconnues quant &#224; leur devenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des chercheurs ont cr&#233;&#233; des fils &#233;lectriques de 1 x 4 atomes ! </title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article297</link>
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		<dc:date>2012-01-10T08:03:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Alors que les circuits &#233;lectroniques se miniaturisent, leur capacit&#233; &#224; s'opposer &#224; la circulation d'un courant augmente (r&#233;sistivit&#233;) et il devient alors plus difficile pour une charge &#233;lectrique de les traverser. Des chercheurs ont cependant r&#233;ussi &#224; fabriquer des nanofils, hauts de juste 1 atome pour 4 de large, qui transportent une charge &#233;lectrique aussi bien que les &#233;pais fils de cuivre et cela m&#234;me &#224; basse temp&#233;rature. Bent Weber et ses coll&#232;gues de l'Universit&#233; de Nouvelles Galles du sud en (...)

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&lt;a href="https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Nanoparticules.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que les circuits &#233;lectroniques se miniaturisent, leur capacit&#233; &#224; s'opposer &#224; la circulation d'un courant augmente (r&#233;sistivit&#233;) et il devient alors plus difficile pour une charge &#233;lectrique de les traverser. Des chercheurs ont cependant r&#233;ussi &#224; fabriquer des nanofils, hauts de juste 1 atome pour 4 de large, qui transportent une charge &#233;lectrique aussi bien que les &#233;pais fils de cuivre et cela m&#234;me &#224; basse temp&#233;rature.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bent Weber et ses coll&#232;gues de l'Universit&#233; de Nouvelles Galles du sud en Australie ont con&#231;u leurs nanofils en d&#233;posant des atomes de phosphore espac&#233;s de juste un nanom&#232;tre sur une surface de silicium en utilisant un microscope &#224; effet tunnel. Ils sont &#233;pais de 1,5 &#224; 11 nanom&#232;tres tout en ayant les capacit&#233;s conductrices du cuivre, montrant ainsi que des propri&#233;t&#233;s peuvent &#234;tre conserv&#233;es jusqu'&#224; l'&#233;chelle atomique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette d&#233;couverte est surprenante car pour la plupart des experts en approchant de l'&#233;chelle nanom&#233;trique les effets quantiques devaient limiter la possibilit&#233; de miniaturiser les circuits &#233;lectroniques. &quot;Pouvoir effectuer des branchements de fils, cette &#233;chelle microscopique sera essentielle pour le d&#233;veloppement des futurs circuits &#233;lectroniques de taille atomique&quot;, a pr&#233;dit Bent Weber.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Les composants &#233;lectroniques continuent &#224; voir leur taille se r&#233;duire permettant de construire des ordinateurs de plus en plus petits et plus puissants&quot;, a indiqu&#233; pour sa part Michelle Simmons, directrice du Centre australien for Quantum Computation and Communication Technology &#224; l'Universit&#233; de New South Wales. Et d'ajouter, &quot;nous sommes sur le point de cr&#233;er des transistors de la taille d'un atome mais pour construire un ordinateur quantique op&#233;rationnel il faut &#233;galement que les fils et les branchements entre les composants et les circuits soient aussi de taille atomique.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cr&#233;er de tels composants microscopiques a &#233;t&#233; rendue possible en utilisant une technique appel&#233;e microscopie &#224; effet tunnel. &quot;Cette technique, nous permet non seulement de visualiser des atomes individuellement mais aussi de les manipuler et de les placer dans certaines positions&quot;, a expliqu&#233; Bent Weber.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les chercheurs, ce comportement classique observ&#233; dans le domaine quantique sugg&#232;re que de nouvelles g&#233;n&#233;rations d'appareils &#233;lectroniques plus petits sont potentiellement r&#233;alisables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Ohm's Law Survives to the Atomic Scale &#187; par B. Weber, S. Mahapatra, A. Fuhrer, T.C.G. Reusch, D. L. Thompson, W.C.T. Lee et M.Y. Simmons de l'University of New South Wales &#224; Sydney, NSW, Australie ; H. Ryu, S. Lee et G. Klimeck de l'Universit&#233; Purdue &#224; West Lafayette, IN ; L.C.L. Hollenberg de l'Universit&#233; de Melbourne &#224; Parkville, VIC, Australie ; A. Fuhrer de IBM Research&#8211;Z&#252;rich &#224; R&#252;schlikon, Suisse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Ohm's Law in a Quantum World &#187; par D.K. Ferry de l'Arizona State University &#224; Tempe, AZ.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Risque &#171; nano &#187; au travail : comment se prot&#233;ger ?</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article234</link>
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		<dc:date>2011-09-25T11:56:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 22 septembre 2011 par Genevi&#232;ve De Lacour Fluorescents, les Quantum dots forment la nouvelle g&#233;n&#233;ration de nanomat&#233;riaux Les nanomat&#233;riaux ont envahi notre quotidien. Le Congr&#232;s mondial sur la s&#233;curit&#233; et la sant&#233; au travail, qui s'est achev&#233; &#224; Istanbul le 14 septembre dernier, a mis l'accent sur &#171; le nouveau d&#233;fi pour la sant&#233; des salari&#233;s &#187;. En France, un nombre croissant de salari&#233;s sont expos&#233;s au risque. Que sait-on de l'impact de ces mat&#233;riaux sur la sant&#233; des salari&#233;s ? Quel est le point commun (...)

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&lt;a href="https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?rubrique23" rel="directory"&gt;Nanoparticules.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 22 septembre 2011 par Genevi&#232;ve De Lacour&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fluorescents, les Quantum dots forment la nouvelle g&#233;n&#233;ration de nanomat&#233;riaux
Les nanomat&#233;riaux ont envahi notre quotidien. Le Congr&#232;s mondial sur la s&#233;curit&#233; et la sant&#233; au travail, qui s'est achev&#233; &#224; Istanbul le 14 septembre dernier, a mis l'accent sur &#171; le nouveau d&#233;fi pour la sant&#233; des salari&#233;s &#187;. En France, un nombre croissant de salari&#233;s sont expos&#233;s au risque. Que sait-on de l'impact de ces mat&#233;riaux sur la sant&#233; des salari&#233;s ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quel est le point commun entre l'h&#244;tel de police de Bordeaux, la cit&#233; de la musique de Chamb&#233;ry, un b&#233;ton auto-nettoyant, un cath&#233;ter, un clavier d'ordinateur et une cr&#232;me solaire ? Tous peuvent contenir des nanomat&#233;riaux. Entre la peinture, les vitres et la carrosserie, chaque voiture contiendrait environ 10 kilogrammes de nanomat&#233;riaux. Pr&#233;sents aussi dans les cosm&#233;tiques, les aliments, les vernis, les raquettes de tennis, les v&#234;tements, le nombre de produits contenant des nanomat&#233;riaux -dont la taille est de l'ordre du milliardi&#232;me de m&#232;tre- serait pass&#233; de 54 en 2005 &#224; 1.317 en 2010. Rapidement, ils envahissent notre quotidien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'&#233;chelle mondiale, le secteur se d&#233;veloppe tr&#232;s vite, ce qui ne facilite pas l'&#233;valuation des possibles impacts sanitaires. La production augmente et le nombre de salari&#233;s potentiellement expos&#233;s &#233;galement. Selon l'Institut national de recherche et de s&#233;curit&#233; pour la pr&#233;vention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), 700 salari&#233;s en France seraient impliqu&#233;s au niveau de la production et 3.200 salari&#233;s seraient de simples utilisateurs dans les secteurs de la chimie, de la plasturgie et des peintures. &#171; La production fran&#231;aise de nanomat&#233;riaux ne cesse de cro&#238;tre ainsi que celle des nanotubes de carbone. Elle devrait passer de 10 &#224; 400 tonnes par an tr&#232;s prochainement &#187; estime Myriam Ricaud, du d&#233;partement Expertise et conseil technique de l'INRS.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon l'Institut de recherche en sant&#233; publique (IReSP) : &#171; Le d&#233;veloppement et les niveaux de production des nanomat&#233;riaux manufactur&#233;s devant s'&#233;tendre et s'intensifier dans les prochaines ann&#233;es, la question de leur &#233;ventuel impact sanitaire se pose d&#232;s aujourd'hui &#187;. L'Agence nationale de s&#233;curit&#233; sanitaire (Anses) recommandait explicitement dans l'un de ses rapports &#171; d'initier des &#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques chez les travailleurs, aussi bien chez les utilisateurs que chez les producteurs &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Jusqu'&#224; pr&#233;sent aucune enqu&#234;te &#233;pid&#233;miologique sur les nanomat&#233;riaux n'a jamais &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e en France ni dans le monde &#187;, regrette Myriam Ricaud. L'IReSP tente de mettre en place une cohorte de travailleurs. Et elle a d&#233;j&#224; publi&#233;, en mars 2011, des &#171; &#201;l&#233;ments de faisabilit&#233; pour un dispositif de surveillance &#233;pid&#233;miologique des travailleurs expos&#233;s aux nanomat&#233;riaux &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'issue de ces travaux, l'IReSP a pu d&#233;finir trois groupes d'entreprises : celles, publiques ou priv&#233;es, qui font de la recherche et du d&#233;veloppement et travaillent sur des nanomat&#233;riaux &#233;mergents et notamment sur les nanotubes de carbone. &#171; Pour celles-ci, l'exposition appara&#238;t peu probable en raison d'une fabrication ou manipulation en circuit ferm&#233;, le port d'&#233;quipements de protection individuelle adapt&#233;s&#8230; Et la collaboration &#224; un dispositif de surveillance &#233;pid&#233;miologique semble aller de soi &#187;, commente l'IReSP dans son document.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxi&#232;me cat&#233;gorie : les entreprises du secteur priv&#233; produisant du noir de carbone (silices amorphes et dioxyde de titane nanom&#233;trique). La fabrication est ancienne, une cinquantaine d'ann&#233;es pour le noir de carbone et la silice pr&#233;cipit&#233;e, une vingtaine d'ann&#233;e pour le dioxyde de titane nanom&#233;trique. &#171; L'exposition &#224; des formes agr&#233;g&#233;es et agglom&#233;r&#233;es de nano-objets est probable et la collaboration &#224; un dispositif de surveillance envisageable. &#187; Enfin, derni&#232;re cat&#233;gorie, les entreprises du secteur priv&#233; utilisatrices de nano-objets. &#171; Dans les &#233;changes avec ces entreprises, la d&#233;finition des nanomat&#233;riaux est au c&#339;ur des discussions. Il est difficile de se prononcer en termes de probabilit&#233; d'exposition puisqu'un seul site industriel a pu &#234;tre visit&#233;. La collaboration &#224; un dispositif de surveillance s'annonce complexe &#187;, commente l'IReSP.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De quelle mani&#232;re les salari&#233;s sont-ils expos&#233;s ? La voie principale de p&#233;n&#233;tration reste le syst&#232;me respiratoire. L'ingestion serait plus accidentelle. Quant &#224; une exposition cutan&#233;e, elle serait favoris&#233;e en cas de l&#233;sion de la peau. Une fois inhal&#233;e, les nanomat&#233;riaux ont tendance &#224; se d&#233;poser dans les poumons profonds puis passent les barri&#232;res biologiques, migrent dans la lymphe, puis dans l'organisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les nanomat&#233;riaux pr&#233;sentent-ils un risque comparable &#224; celui de l'amiante ? Tous n'ont pas la m&#234;me toxicit&#233;. Des &#233;tudes r&#233;centes ont montr&#233; que certains nanotubes de carbone, une fois inhal&#233;s, provoquent chez le rat des granulomes (c'est-&#224;-dire des tumeurs inflammatoires) des fibroses pulmonaires et surtout restent dans l'organisme. Les donn&#233;es relatives &#224; la toxicit&#233; sur les humains des nanomat&#233;riaux manufactur&#233;s demeurent peu nombreuses mais de multiples &#233;tudes sont en cours sur des cellules et chez l'animal. L'INRS pr&#233;voit d'ouvrir un p&#244;le &#171; nano &#187; &#224; Nancy d'ici fin 2012. Une vingtaine de chercheurs vont travailler sur la toxicologie des nanomat&#233;riaux, les syst&#232;mes de filtration pour la protection des travailleurs, mais aussi sur les &#233;quipements et les strat&#233;gies de mesures essentielles pour &#233;valuer l'exposition des salari&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre point important : la loi du 12 juillet 2010 obligera, d&#232;s que le d&#233;cret d'application sera publi&#233; (fin 2011), fabricants, importateurs ou distributeurs de nanomat&#233;riaux &#224; d&#233;clarer &#224; l'autorit&#233; administrative l'identit&#233;, les quantit&#233;s et les usages de ces substances, ainsi que leurs entreprises clientes. Cette disposition devrait notamment permettre d'assurer la tra&#231;abilit&#233; des nanomat&#233;riaux et de favoriser le recensement des travailleurs dans l'objectif d'une surveillance &#233;pid&#233;miologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autre part, l'IReSP appelle la France &#224; se doter, au plus t&#244;t, d'un dispositif permettant d'adopter une position de veille sanitaire en lien avec l'exposition aux nanomat&#233;riaux et cela &#171; bien qu'aucune hypoth&#232;se pr&#233;cise ne permette aujourd'hui de cibler avec pr&#233;cision la surveillance &#187;. Et de recommander deux pistes de travail : &#171; des &#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques portant sur les effets &#224; court terme d'une exposition professionnelle aux nanomat&#233;riaux recourant &#224; des marqueurs pr&#233;coces d'effet sanitaire pourraient &#234;tre propos&#233;es d&#232;s &#224; pr&#233;sent &#187;. De la m&#234;me fa&#231;on, &#171; la conduite d'&#233;tudes de cohortes r&#233;trospectives &#233;tudiant les causes de d&#233;c&#232;s chez les travailleurs ayant &#233;t&#233; expos&#233;s au dioxyde de titane ou au noir de carbone et silices amorphes permettraient de mieux documenter la question &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les chercheurs ne manquent pas de pistes pour &#233;valuer la toxicit&#233; des diff&#233;rents nanomat&#233;riaux, m&#234;me pour les plus r&#233;cents comme les nanotubes de carbone, les zones d'ombre sont encore trop nombreuses. Premier point : l'&#233;tiquetage. Il n'est pas obligatoire pour les produits &#171; nano &#187;, ce qui les rend particuli&#232;rement transparents sur le march&#233;. A noter une avanc&#233;e : en 2013, la mention &#171; nanoparticules &#187; deviendra obligatoire sur les cosm&#233;tiques. Autre point important qui va de pair avec l'&#233;tiquetage. &#171; Les fiches de donn&#233;es de s&#233;curit&#233; devraient &#234;tre adapt&#233;es aux nanomat&#233;riaux ce qui permettrait d'&#233;viter les confusions volontaires ou non entre les formes &#8216;macro' et &#8216;nano' &#187;, explique Myriam Ricaud. Le diam&#232;tre des particules, leur distribution granulom&#233;trique, leur surface sp&#233;cifique sont autant d'indications qui aident &#224; reconna&#238;tre les nanomat&#233;riaux. Surtout si le nombre de nanomat&#233;riaux mis sur le march&#233; ne cesse d'augmenter&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La gestion des d&#233;chets reste probl&#233;matique puisqu'aucune fili&#232;re d'&#233;vacuation n'existe. L'INRS recommande l'&#233;vacuation, apr&#232;s stockage en sac &#233;tanche, scell&#233; et &#233;tiquet&#233;, en centre de stockage des d&#233;chets ultimes (CSDU) de classe 1 c'est-&#224;-dire d&#233;di&#233; aux d&#233;chets les plus dangereux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le relargage des nanomat&#233;riaux inqui&#232;te aussi. Difficile de dire si l'usure des mat&#233;riaux, l'abrasion, la pluie, la chaleur, favorise la lib&#233;ration des nanoparticules dans l'environnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les nanomat&#233;riaux &#233;tant des produits chimiques, ce sont les r&#232;gles g&#233;n&#233;rales de pr&#233;vention du risque chimique qui s'appliquent. Les volumes de nanoparticules produites &#233;tant souvent trop faibles, la r&#233;glementation Reach n'est pas adapt&#233;e. Au niveau europ&#233;en, une commission &#171; Reach Nano &#187; a donc &#233;t&#233; mise en place en 2009 et devrait rendre ses conclusions en 2012.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant de pouvoir &#233;valuer les risques r&#233;els pris par les salari&#233;s, certains fabricants de nanomat&#233;riaux proc&#232;dent &#224; des campagnes de m&#233;trologie ce qui permet de quantifier les concentrations en particules nano dans l'air des lieux de travail. Par ailleurs, des mesures de pr&#233;vention doivent &#234;tre mises en &#339;uvre par toutes les entreprises qui manipulent des nanomat&#233;riaux : le travail en vase clos, le captage des nanomat&#233;riaux &#224; la source, la filtration de l'air, le port d'un appareil de protection respiratoire, etc. D'ailleurs, explique Myriam Ricaud, les r&#233;sultats d'une recherche men&#233;e par l'INRS rassurent : &#171; L'efficacit&#233; des filtres &#224; fibres utilis&#233;s en ventilation g&#233;n&#233;rale ou en protection individuelle augmente lorsque la taille des particules diminue &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les jardiniers amateurs ont aussi la main lourde sur les pesticides</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article153</link>
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		<dc:date>2011-04-29T07:17:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>27-04-2011 La France est le premier consommateur europ&#233;en de produits phytosanitaires, et le quatri&#232;me au niveau mondial, avec pr&#232;s de 80 000 tonnes d&#233;vers&#233;es chaque ann&#233;e. Si le secteur agricole a, bien entendu, une part pr&#233;dominante dans cette utilisation massive de pesticides, les jardiniers amateurs ont &#233;galement une part de responsabilit&#233;. Concr&#232;tement, &#224; l'&#233;chelle nationale, 90 % des pesticides sont utilis&#233;s par les agriculteurs, 9 % par les particuliers, et 1 % par les collectivit&#233;s et (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;27-04-2011&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France est le premier consommateur europ&#233;en de produits phytosanitaires, et le quatri&#232;me au niveau mondial, avec pr&#232;s de 80 000 tonnes d&#233;vers&#233;es chaque ann&#233;e. Si le secteur agricole a, bien entendu, une part pr&#233;dominante dans cette utilisation massive de pesticides, les jardiniers amateurs ont &#233;galement une part de responsabilit&#233;. Concr&#232;tement, &#224; l'&#233;chelle nationale, 90 % des pesticides sont utilis&#233;s par les agriculteurs, 9 % par les particuliers, et 1 % par les collectivit&#233;s et gestionnaires d'infrastructures lin&#233;aires. Selon une &#233;tude de f&#233;vrier 2010, pr&#232;s de 45 % des Fran&#231;ais disposent d'un jardin ornemental, fruitier ou potager. Chaque ann&#233;e, environ 5 000 tonnes de pesticides sont ainsi r&#233;pandues dans les jardins ou les potagers. Or, les particuliers ont souvent de mauvaises pratiques telles que le surdosage ou le traitement &#224; proximit&#233; des zones &#224; risque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Franche-Comt&#233;, des analyses ont r&#233;v&#233;l&#233; une contamination des eaux de surface et souterraines par les pesticides, en zones agricoles mais &#233;galement au sein de zones plus urbanis&#233;es, touch&#233;es par un &#171; cocktail de d&#233;sherbants &#187; utilis&#233;s par les collectivit&#233;s et les jardiniers amateurs. Pour rem&#233;dier &#224; cet &#233;tat de faits, le r&#233;seau associatif Franche-Comt&#233; Nature Environnement, le CPIE (1) de la Val l&#233;e de l'Ognon et l'Agence de l'Eau Rh&#244;ne-M&#233;diterran&#233;e &amp; Corse ont mis en place la Charte &#171; Jardiner, naturellement ! &#187;. Celle-ci f&#233;d&#232;re 56 jardineries, magasins de bricolage et libres-services agricoles, r&#233;partis sur tout le territoire franc-comtois, qui se sont engag&#233;s &#224; privil&#233;gier des mat&#233;riels et des techniques alternatives aux pesticides.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les enseignes adh&#233;rant &#224; la charte doivent notamment avoir au moins un vendeur ayant suivi une session de formation aux techniques alternatives aux pesticides, la derni&#232;re en date s'&#233;tant d&#233;roul&#233;e les 16 et 17 mars derniers. Elles sont &#233;galement tenues de mettre &#224; disposition du public des fiches-conseils informant sur les solutions alternatives telles que le paillage, le compostage, les engrais verts, les refuges &#224; insectes et &#224; oiseaux, la gestion &#233;cologique de l'eau ou encore la tol&#233;rance &#224; la v&#233;g&#233;tation spontan&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le cadre de cette charte, diverses enqu&#234;tes sont men&#233;es afin d'&#233;valuer la formation des participants et l'&#233;volution quantitative des ventes des produits phytosanitaires et des articles alternatifs. Enfin, des &#171; enqu&#234;tes myst&#232;res &#187; sont organis&#233;es dans les magasins pour v&#233;rifier s'ils orientent leurs conseils vers des techniques de jardinage naturel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'agglom&#233;ration rennaise fut la premi&#232;re &#224; exp&#233;rimenter ce type de charte avec les jardineries (2). L'exp&#233;rience s'est av&#233;r&#233;e payante puisque, sur la p&#233;riode 2005 / 2008, la vente de produits de traitement chimique a diminu&#233; de 55 % (source Audit GFK &#8211; d&#233;c 2008). D'autres collectivit&#233;s fran&#231;aises lui ont embo&#238;t&#233; le pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C&#233;cile Cassier
1- Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement. 2- Le programme s'appelait : &#171; Jardiner au naturel, &#231;a coule de source ! &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Dioxyde de titane : Une bombe &#224; retardement ? </title>
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		<dc:date>2011-02-11T07:30:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le dioxyde de titane, un pigment entrant dans la composition de nombreux produits d'usage courant, comme les cr&#232;mes solaires ou les dentifrices, aurait les m&#234;mes effets toxiques que l'amiante. &#171; Avec le dioxyde de titane, on se retrouve dans la m&#234;me situation qu'avec l'amiante il y a 40 ans &#187;, affirme le professeur J&#252;rg Tschopp, prix Louis-Jeantet de m&#233;decine 2008, qui a pilot&#233; une &#233;tude franco-suisse sur les effets toxiques de ce nanomat&#233;riau. Le potentiel inflammatoire du dioxyde de titane &#233;tait d&#233;j&#224; (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dioxyde de titane, un pigment entrant dans la composition de nombreux produits d'usage courant, comme les cr&#232;mes solaires ou les dentifrices, aurait les m&#234;mes effets toxiques que l'amiante. &#171; Avec le dioxyde de titane, on se retrouve dans la m&#234;me situation qu'avec l'amiante il y a 40 ans &#187;, affirme le professeur J&#252;rg Tschopp, prix Louis-Jeantet de m&#233;decine 2008, qui a pilot&#233; une &#233;tude franco-suisse sur les effets toxiques de ce nanomat&#233;riau. Le potentiel inflammatoire du dioxyde de titane &#233;tait d&#233;j&#224; connu, mais ses m&#233;canismes d'action n'avaient pas &#233;t&#233; clairement &#233;lucid&#233;s jusqu'ici. C'est aujourd'hui chose faite gr&#226;ce aux travaux effectu&#233;s conjointement par les chercheurs du d&#233;partement de biochimie de l'universit&#233; de Lausanne (UNIL) et de l'universit&#233; d'Orl&#233;ans. Les tests in vivo et in vitro sur des souris, et in vitro sur des cellules humaines, montrent que le dioxyde de titane, sous forme nanom&#233;trique (particules de dimensions un million de fois plus petites qu'un cheveu), a une activit&#233; pro-inflammatoire sur les poumons et le p&#233;ritoine. D'o&#249; un possible effet canc&#233;rig&#232;ne. Tout comme l'amiante et la silice, deux irritants environnementaux bien connus. Un constat d'autant plus alarmant que le dioxyde de titane entre dans la composition de nombreux produits de la vie quotidienne. Utilis&#233; principalement comme pigment et comme opacifiant, il se retrouve aussi bien dans les cr&#232;mes solaires, les dentifrices ou les confiseries que dans les peintures et les m&#233;dicaments.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'organisme ne parvient pas &#224; s'en d&#233;barrasser.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le nanomat&#233;riau peut &#234;tre absorb&#233; par voie digestive, cutan&#233;e ou respiratoire. Aujourd'hui, on manque encore de donn&#233;es sur l'absorption de dioxyde de titane via l'alimentation ou la peau. Si le risque de p&#233;n&#233;tration n'est pas exclu &#224; la surface d'une peau l&#233;s&#233;e (br&#251;lures ou peau atopique), l'ingestion par voie respiratoire est bien plus pr&#233;occupante, en particulier pour le personnel des industries nanotechnologiques. Le probl&#232;me, c'est que l'&#233;valuation r&#233;elle des risques se fera sur le long terme. &#171; Aujourd'hui, on constate que les particules s'accumulent dans l'organisme qui ne parvient pas &#224; s'en d&#233;barrasser. En l'&#233;tat actuel des recherches, on peut seulement pr&#233;dire qu'il y a l&#224; un potentiel pour produire une inflammatoire chronique &#187;, pr&#233;cise le Pr Tschopp. En attendant, plus de deux millions de tonnes de dioxyde de titane nanom&#233;triques sont produites chaque ann&#233;e dans le monde, un chiffre qui a doubl&#233; en moins de 10 ans. Pour de nombreux produits, la valeur ajout&#233;e du dioxyde de titane est des plus discutables. Ainsi, le nano-TiO2 incorpor&#233; aux p&#226;tes dentifrices leur conf&#232;re une blancheur sans effet sur leur pouvoir nettoyant, mais synonyme d'efficacit&#233; dans l'esprit des consommateurs. &#171; Nos donn&#233;es sugg&#232;rent que le nano-TiO2 devrait &#234;tre utilis&#233; avec une plus grande prudence qu'il ne l'est actuellement &#187;, soulignent les auteurs de l'&#233;tude. &#171; De meilleures pr&#233;cautions devraient &#234;tre prises &#187;, pour limiter son ingestion, dans l'industrie comme dans la vie quotidienne. &#171; Il a fallu presque 100 ans et d'innombrables d&#233;c&#232;s avant que l'amiante soit bannie &#187;, rappellent les chercheurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Nanoparticules : &#171; une approche de pr&#233;vention pragmatique &#187;.</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article101</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article101</guid>
		<dc:date>2011-02-09T07:50:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 08 f&#233;vrier 2011 par Sabine Casalonga Dominique Gombert, directeur de l'&#233;valuation des risques &#224; l'Anses Un outil d'&#233;valuation et de gestion des risques li&#233;s &#224; l'utilisation de nanomat&#233;riaux dans l'industrie a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; par des experts de l'Anses et pr&#233;sent&#233; dans un rapport fin 2010. La norme internationale ISO, en cours d'&#233;laboration, devrait s'inspirer de cette m&#233;thode. Entretien avec Dominique Gombert, directeur de l'&#233;valuation des risques &#224; l'Anses. Quelle est l'origine de ce rapport sur le (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 08 f&#233;vrier 2011 par Sabine Casalonga&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dominique Gombert, directeur de l'&#233;valuation des risques &#224; l'Anses
Un outil d'&#233;valuation et de gestion des risques li&#233;s &#224; l'utilisation de nanomat&#233;riaux dans l'industrie a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; par des experts de l'Anses et pr&#233;sent&#233; dans un rapport fin 2010. La norme internationale ISO, en cours d'&#233;laboration, devrait s'inspirer de cette m&#233;thode. Entretien avec Dominique Gombert, directeur de l'&#233;valuation des risques &#224; l'Anses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est l'origine de ce rapport sur le d&#233;veloppement d'un outil pour le &#171; contr&#244;le par classe &#187; (control banding) des nanomat&#233;riaux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Anses[1] est impliqu&#233;e de longue date sur le th&#232;me des nanomat&#233;riaux. Trois rapports et avis ont &#233;t&#233; publi&#233;s sur le sujet, en 2006 (voir le JDLE), 2008 sur les risques pour les travailleurs (voir le JDLE), puis 2010 sur l'&#233;valuation des risques pour la population et l'environnement (voir le JDLE).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ao&#251;t 2008, nous avons &#233;t&#233; sollicit&#233;s par les minist&#232;res de la sant&#233;, de l'environnement et du travail pour conduire une expertise collective sur la m&#233;thode de &#171; control banding &#187;. Un groupe de travail d'une dizaine d'experts a &#233;labor&#233; ce document m&#233;thodologique qui a servi de base &#224; la position fran&#231;aise dans le cadre des discussions pour l'&#233;laboration d'un standard international de pr&#233;vention des risques professionnels li&#233;s aux nanomat&#233;riaux, lors de la derni&#232;re r&#233;union le 12 d&#233;cembre &#224; Kuala Lumpur (Malaisie). La France est leader dans ce domaine et le principe de la m&#233;thode fran&#231;aise sera la base de norme ISO.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est l'int&#233;r&#234;t de cette m&#233;thode ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est pas possible aujourd'hui de conduire une &#233;valuation classique des risques pour les nanomat&#233;riaux, faute de disposer de tous les &#233;l&#233;ments sur leurs dangers et les niveaux d'exposition des salari&#233;s, mais aussi d'appareils de mesure ad hoc. De fait, tr&#232;s peu d'&#233;tudes relatives aux dangers des nanoparticules sont disponibles et chaque famille de nanoparticules, comme le dioxyde de titane, recouvre toute une vari&#233;t&#233; de substances aux profils toxicologiques distincts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;pit de ces lacunes, la m&#233;thode de &#171; control banding &#187;, d&#233;j&#224; appliqu&#233;e dans le pass&#233; dans l'industrie pharmaceutique, propose une approche de pr&#233;vention pragmatique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment fonctionne-t-elle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On attribue &#224; chaque nanoparticule une classe de danger (de 1 &#224; 5) en fonction de ses propri&#233;t&#233;s physico-chimiques, de son caract&#232;re biopersistant ou de la toxicit&#233; connue de substances analogues. Une classe de risque d'exposition des travailleurs lui est parall&#232;lement associ&#233;e (de 1 &#224; 4) en fonction de crit&#232;res comme la nature de la substance (volatile ou inerte). Cette matrice permet in fine de d&#233;terminer des dispositions de protection collective minimales prenant en compte le niveau de risque estim&#233; : de la ventilation classique au confinement total de la pi&#232;ce.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-elle d&#233;j&#224; appliqu&#233;e dans les entreprises ou laboratoires ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certaines entit&#233;s mettent en place des mesures de pr&#233;vention similaires. Mais beaucoup d'entre elles sont encore &#224; la recherche d'outils. Une fois la version fran&#231;aise de notre rapport publi&#233;e, dans quelques jours, elle pourra &#234;tre utilis&#233;e telle quelle par les PME notamment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quid de la protection du grand public ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre dernier rapport concluait &#224; l'absence de m&#233;thode d'&#233;valuation des risques pour les nanomat&#233;riaux pr&#233;sents dans les produits de consommation courante (cosm&#233;tiques, articles de sport, v&#234;tements, etc.). Un groupe de travail a d&#233;marr&#233; des travaux pour d&#233;velopper une m&#233;thode analogue au &#171; control banding &#187;, bas&#233;e sur les classes de danger et de niveau d'exposition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nanomat&#233;riaux : l'Afsset pr&#244;ne une gestion des risques au cas par cas.</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article100</link>
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		<dc:date>2011-02-09T07:44:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 25 mars 2010 par Sabine Casalonga Nanotechnologies Un mois apr&#232;s la fin du d&#233;bat national sur les nanotechnologies, l'Afsset a rendu hier son rapport sur l'&#233;valuation des risques des nanomat&#233;riaux pour la population et l'environnement. Elle pr&#244;ne l'application du principe de pr&#233;caution par la mise en place d'un syst&#232;me de gestion &#171; au cas par cas &#187;, le renforcement de la recherche et de la r&#233;glementation sur la d&#233;claration, la tra&#231;abilit&#233; et l'&#233;tiquetage. Cosm&#233;tiques, produits et emballages (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 25 mars 2010 par Sabine Casalonga&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nanotechnologies&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un mois apr&#232;s la fin du d&#233;bat national sur les nanotechnologies, l'Afsset a rendu hier son rapport sur l'&#233;valuation des risques des nanomat&#233;riaux pour la population et l'environnement. Elle pr&#244;ne l'application du principe de pr&#233;caution par la mise en place d'un syst&#232;me de gestion &#171; au cas par cas &#187;, le renforcement de la recherche et de la r&#233;glementation sur la d&#233;claration, la tra&#231;abilit&#233; et l'&#233;tiquetage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cosm&#233;tiques, produits et emballages alimentaires, ustensiles de cuisine, raquettes de tennis, v&#234;tements, v&#233;los&#8230; La liste des produits contenant des nanomat&#233;riaux est longue. L'Afsset en a recens&#233; 246 sur le march&#233; fran&#231;ais, dans son rapport pr&#233;sent&#233; le 24 mars. A l'&#233;chelle mondiale, le Woodrow Wilson Institute en a d&#233;nombr&#233; 1.000 en 2009 contenant dans plus de 50% des cas des nanoparticules d'argent. &#171; Aujourd'hui, il est tr&#232;s difficile de faire un inventaire exhaustif car il n'existe aucune obligation de d&#233;claration &#187;, a n&#233;anmoins soulign&#233; Dominique Gombert, &#224; la t&#234;te du d&#233;partement Expertise en sant&#233; environnement-travail de l'Afsset.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une tra&#231;abilit&#233; compl&#232;te corr&#233;l&#233;e &#224; l'obligation d'&#233;tiquetage des nano-produits pour une information claire des consommateurs est d'ailleurs une des recommandations-phares de l'avis de l'Afsset. Pour m&#233;moire, le projet de loi Grenelle II pr&#233;voit un tel syst&#232;me de d&#233;claration obligatoire (1). Au niveau europ&#233;en, les r&#232;gles sont in&#233;gales selon les produits. Le r&#232;glement sur les cosm&#233;tiques adopt&#233; en mars 2009 est le premier &#224; int&#233;grer les obligations de d&#233;claration, d'&#233;tiquetage et de tra&#231;abilit&#233; (2). L'Afsset plaide pour une harmonisation des cadres r&#233;glementaires fran&#231;ais et europ&#233;ens pour g&#233;n&#233;raliser les meilleures pratiques, ainsi qu'une r&#233;vision de Reach pour y int&#233;grer les nanomat&#233;riaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le rapport de l'Afsset s'est pench&#233; sur 4 nanomat&#233;riaux en particulier, choisis en raison de leur utilisation large et parce qu'illustrant les diff&#233;rentes voies d'exposition (cutan&#233;e, ingestion, inhalation). Pour les chaussettes &#171; anti-odeurs &#187; aux nanoparticules d'argent, l'expertise collective a conclu que l'exposition cutan&#233;e pour l'homme n'&#233;tait pas n&#233;gligeable et que la dispersion attendue dans l'environnement &#233;tait importante. &#171; Si 10% de la population portait ces chaussettes [aux propri&#233;t&#233;s antibact&#233;riennes], 18 tonnes d'argent se retrouveraient dans les eaux superficielles, risquant d'alt&#233;rer les &#233;cosyst&#232;mes, voire le fonctionnement des stations d'&#233;puration &#187;, avertit Dominique Gombert.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les trois autres produits -ciment aux nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2), lait solaire aux nanoparticules de TiO2 et sucre en poudre contenant des nanoparticules de silice- les risques n'ont pu &#234;tre &#233;valu&#233;s, faute de donn&#233;es, mais ne sont pas exclus pour autant. La difficult&#233; dans l'&#233;valuation des risques des nanomat&#233;riaux demeure donc l'incertitude li&#233;e au manque d'&#233;tudes. Et pour complexifier encore le probl&#232;me, &#171; la toxicit&#233; des nanoparticules varie en fonction de leur forme, celle-ci pouvant d'ailleurs &#234;tre modifi&#233;e entre l'&#233;tape de fabrication du produit et sa fin de vie &#187;, ajoute G&#233;rard Lasfargues, directeur g&#233;n&#233;ral adjoint scientifique de l'Afsset.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; cette situation, &#171; l'urgence est &#224; la connaissance &#187;, selon Martin Guespereau, directeur g&#233;n&#233;ral de l'Afsset qui pr&#244;ne une augmentation des moyens d&#233;di&#233;s &#224; la recherche et un travail en r&#233;seaux europ&#233;ens et internationaux. &#171; A l'heure actuelle, seulement 2% des &#233;tudes sur les nanoparticules concernent les risques sanitaires et environnementaux, le reste &#233;tant consacr&#233; aux promesses de leur d&#233;veloppement &#187;, indique-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais sans attendre les r&#233;sultats scientifiques, l'Afsset appelle &#224; une action rapide, au nom du principe de pr&#233;caution. Elle propose de mettre en place une m&#233;thode d'&#233;valuation des risques simplifi&#233;e, en cr&#233;ant d'ici deux ans une &#171; grille de cotation des risques &#187; pour classer les nanoparticules selon un score de risque. Une r&#233;ponse gradu&#233;e pourrait ainsi &#234;tre apport&#233;e en fonction des donn&#233;es de danger disponibles, des niveaux d'exposition et des usages. &#171; Il est clair qu'une restriction est &#224; faire sur les produits non essentiels &#187;, souligne Martin Guespereau. L'Agence est ainsi favorable &#224; l'interdiction des chaussettes anti-odeurs, mais son avis est mitig&#233; sur le lait solaire au TiO2 qui procure un gain pour la sant&#233; via une protection accrue contre les UV. Au final, le comportement des industriels sera d&#233;terminant. Et de ce c&#244;t&#233;-l&#224;, rien n'est encore jou&#233;. &#171; Si certains acceptent de s'int&#233;grer aux groupes de r&#233;flexion, d'autres, dans l'agroalimentaire en particulier, n'arrivent pas &#224; franchir la barri&#232;re de la transparence &#187;, observe Martin Guespereau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;France nature environnement (FNE) a salu&#233; l'avis de l'Afsset qui conforte ses demandes sur la recherche, l'&#233;tiquetage des nano-produits et la mise en &#339;uvre d'une r&#233;glementation adapt&#233;e. &#171; Depuis 2007, FNE s'est prononc&#233;e pour un moratoire partiel sur les nano-objets &#224; usage non m&#233;dical et en contact (&#8230;) avec le corps humain (&#8230;).Nous attendons des pouvoirs publics des d&#233;cisions courageuses &#187;, a d&#233;clar&#233; Jos&#233; Cambou, pilote du r&#233;seau Sant&#233; environnement de FNE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) Dans le JDLE &#171; Grenelle II : les amendements en mati&#232;re de risques et sant&#233; &#187;
(2) Dans le JDLE &#171; Cosm&#233;tiques : le nouveau r&#232;glement adopt&#233; par les eurod&#233;put&#233;s &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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