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	<title>Environnement Lan&#231;onnais</title>
	<link>http://environnement-lanconnais.asso.fr//</link>
	<description>Contact :
Par envoi d'un mail &#224; l'exp&#233;diteur de la newsletter habituelle.</description>
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		<title>D&#233;sherber Bio</title>
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		<dc:date>2019-04-16T17:00:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Vinaigre blanc &#224; 0,40 Euros le litre le d&#233;sherbant total Utilisez du vinaigre que vous pulv&#233;risez ! Du vinaigre tout seul et en un jour, plus rien ! Utilisez sur des pousses ou plantes coup&#233;es d'avance (pour ne pas utiliser des tonnes de vinaigre) ! A utiliser en faisant attention a ne pas exag&#233;rer dans le nombre d'utilisations pour ne pas acidifier le sol. L'acide ac&#233;tique n'est pas reconnu comme dangereux pour l'environnement, car il est tr&#232;s rapidement biod&#233;gradable par la plupart des organismes (...)

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&lt;a href="http://www.environnement-lanconnais.asso.fr/spip.php/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Agriculture.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Vinaigre blanc &#224; 0,40 Euros le litre le d&#233;sherbant total&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Utilisez du vinaigre que vous pulv&#233;risez ! Du vinaigre tout seul et en un jour, plus rien ! Utilisez sur des pousses ou plantes coup&#233;es d'avance (pour ne pas utiliser des tonnes de vinaigre) !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A utiliser en faisant attention a ne pas exag&#233;rer dans le nombre d'utilisations pour ne pas acidifier le sol.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'acide ac&#233;tique n'est pas reconnu comme dangereux pour l'environnement, car il est tr&#232;s rapidement biod&#233;gradable par la plupart des organismes (d'ailleurs notre propre corps en synth&#232;tise !) De plus le vinaigre n'est pas de l'acide ac&#233;tique pur !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est encore plus efficace si vous arrosez au soleil. S'il y a des mauvaises herbes r&#233;calcitrantes, utilisez de l'eau tr&#232;s chaude : d&#232;s le lendemain elles sont fl&#233;tries.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Double avantage : vous faites des &#233;conomies, car le vinaigre et l'eau chaude sont beaucoup moins chers que le Roundup et surtout c'est une m&#233;thode tout &#224; fait &#233;cologique.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Farine de gluten de Ma&#239;s (FGM)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Antigerminatif, herbicide&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il existe plusieurs alternatives afin de r&#233;duire la pr&#233;sence de mauvaises herbes sur votre pelouse. Il est possible de faire appel &#224; des m&#233;thodes biologiques mais encore faut-il savoir lesquelles. Il y a quelques ann&#233;es, le gluten de ma&#239;s a fait ses preuves en tant qu'engrais et protecteur de votre pelouse contre les mauvaises herbes, telles les pissenlits et le plantain sauvage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit d'un produit naturel Provenant du broyage humide du ma&#239;s qui se retrouve sous forme de fine poudre jaune ou de petites boulettes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gluten de ma&#239;s a la propri&#233;t&#233; d'arr&#234;ter la formation des racines des gramin&#233;es, ce qui entra&#238;ne leur mort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous d&#233;sirez utiliser le gluten de ma&#239;s comme herbicide naturel, en premier lieu, il faut &#233;pandre le gluten de ma&#239;s sur votre pelouse. Il est tr&#232;s important de le faire avant l'apparition des mauvaises herbes, soit au temps de la germination. Cette premi&#232;re &#233;tape aura pour effet d'emp&#234;cher les racines de se former. Par la suite, il faut s'assurer d'humidifier la zone trait&#233;e ce qui activera le traitement. Nous pouvons &#233;galement nous servir du gluten de ma&#239;s comme engrais. Il est recommand&#233; de mettre 20 livres de gluten de ma&#239;s par 1000 pieds carr&#233;. Son utilisation r&#233;guli&#232;re permettra de r&#233;duire de 50 &#224; 60 pour cent des plantes ind&#233;sirables d&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gluten de ma&#239;s a &#233;t&#233; brevet&#233; en 1991 en tant qu'engrais naturel pro-environnemental afin de contr&#244;ler les mauvaises herbes. Depuis, vous pouvez le retrouver dans plusieurs centres de jardinage et p&#233;pini&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet herbicide est purement naturel puisqu'il provient du broyage humide du ma&#239;s, proc&#233;d&#233; de cr&#233;ation du sirop de ma&#239;s. Cette farine est compos&#233;e de 60% de prot&#233;ines et de 10% d'azote (Lutte contre les mauvaises herbes au moyen de farine gluten de ma&#239;s, Ville d'Ottawa, 2007). Elle a &#233;t&#233; d&#233;couverte par l'Universit&#233; d'Iowa, aux Etats-Unis. Le gluten de ma&#239;s a &#233;t&#233; brevet&#233; en 1991 comme engrais et herbicide naturel pro-environnemental. Elle s'attaque non pas aux mauvaises herbes, mais aux graines de celles-ci ; notamment aux pissenlits, &#224; la digitaire astringente, &#224; l'amarante, au plantain sauvage, etc. La FGM inhibe l'accroissement du syst&#232;me radiculaire des graines des mauvaises herbes (herbicide de pr&#233;-&#233;mergence). Ce sont les dipeptides, des prot&#233;ines v&#233;g&#233;tales de la FGM, qui tuent les racines des plants. Le gluten de ma&#239;s est donc inoffensif pour la pelouse qui a d&#233;j&#224; pouss&#233;e puisqu'elle n'attaque que les graines qui n&#8216;ont pas encore &#233;merg&#233;es. De plus, il est important de l'appliquer au printemps (mi-avril), pour emp&#234;cher la germination des graines de mauvaises herbes, et avant l'automne (fin ao&#251;t), pour tuer ces graines avant l'hiver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, il est primordial d'humidifier la pelouse pour activer l'inhibiteur naturel (Melissa Caroline McDade, &#8243;Corn gluten meal and corn gluten hydrolysate for weed control&#8243;, Universit&#233; d'Iowa, 1999). L'&#233;pandage de la poudre ou des granules dor&#233;es de la farine de gluten de ma&#239;s est effectu&#233; directement sur la pelouse &#224; l'aide d'un distributeur d'engrais. La quantit&#233; propos&#233;e par 100m2 varie de 5 &#224; 10 kilos (selon ce que propose la ville d'Ottawa). Cependant, les granules sont plus faciles &#224; utiliser puisqu'elles ne s'agglutinent pas comme la poudre et peuvent donc mieux inhiber les racines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet herbicide naturel est tr&#232;s efficace et peut &#233;liminer jusqu'&#224; 98% (Ville d'Ottawa) du plantain sauvage apr&#232;s la quatri&#232;me ann&#233;e d'&#233;pandage. En fait, apr&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e d'utilisation, il est possible que quelques racines des mauvaises herbes aient surv&#233;cu pendant l'hiver. C'est pour cela qu'il est important d'effectuer le traitement &#224; la FGM de deux &#224; trois fois par an pendant plusieurs ann&#233;es cons&#233;cutives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La farine de gluten de ma&#239;s est tr&#232;s pratique puisqu'elle n'est pas toxique pour les humains, l'environnement et les animaux. Cependant, l'activit&#233; microbienne et une humidit&#233; excessive de la terre (dues &#224; la pluie, par exemple) peuvent r&#233;duire son efficacit&#233;. De plus, elle moins disponible que des herbicides synth&#233;tiques dans divers magasins.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Eau de cuisson de pommes de terre ou de riz&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On utilise l'eau de cuisson de pommes de terre ou du riz additionn&#233;e d'un peu de savon liquide qui permettra une bonne adh&#233;sion aux feuilles des mauvaises herbes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pulv&#233;risera le m&#233;lange sur les feuilles &#224; &#233;liminer. C'est l'action de l'amidon qui en bouchant les pores de la plante la feront mourir.
L'eau de cuisson des p&#226;tes alimentaires constitue &#233;galement un puissant d&#233;sherbant naturel.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;sherbant TopGun &#224; base d'huile de colza et de coton&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sherbant total, 100 % naturel et &#233;cologique, donnant des r&#233;sultats rapides, surtout lorsque la temp&#233;rature est sup&#233;rieure &#224; 17&#176;. Non toxique pour l'homme et les animaux ! Disponible en pr&#234;t &#224; l'emploi en 750 ml (flacon pulv&#233;risateur) et 5 litres ou concentr&#233; en 1 et 5 litres&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un herbicide sous forme de solution &#233;mulsionnable, &#224; base d'huile v&#233;g&#233;tale biologique (colza) et d'huile de coton, &#224; pulv&#233;riser sur les feuilles des herbes ind&#233;sirables qui se d&#233;composent et s&#232;chent sous l'effet du produit. La s&#232;ve ne peut plus circuler dans les feuilles. Les racines s'&#233;puisent ainsi et meurent. Une repousse n'est pas exclue, mais elle peut &#234;tre combattue par une deuxi&#232;me vaporisation deux semaines plus tard. Apr&#232;s application, le produit se d&#233;sagr&#232;ge totalement en quelques jours. 7,50&#8364; le pulv&#233;risateur Ecostyle de 750 ml&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Eau de mer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y en a des tonnes &#224; la mer et c'est gratuit. Bien pour les all&#233;es. Cependant ne pas mettre dans un potager ou jardin au risque de saliniser le sol et le rendre incultivable. L'eau de pluie lessive ou rince le sol du sel en profondeur et rend ainsi le sol &#224; nouveau cultivable.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'eau chaude solaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les d&#233;sherbeurs, l'arme absolue &#233;cologique :
L'eau tr&#232;s chaude, chauff&#233;e au solaire.
Un panneau solaire thermique dans le jardin permet de chauffer l'eau &#224; une temp&#233;rature au dessus de 70&#176;C qui peut &#234;tre utilis&#233;e pour d&#233;sherber.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Fermentation d'orties putr&#233;fi&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#199;a sens fort mais c'est un tr&#232;s bon d&#233;sherbant &#233;cologique. Tr&#232;s riche en azote et acide qui va br&#251;ler les plants et jouer ainsi le r&#244;le de d&#233;sherbant.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Herbicide bio &#224; base d'huile de pin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On ne permet pas aux des producteurs biologiques d'utiliser des pesticides synth&#233;tiques dans leur syst&#232;me de production. Cependant, les herbicides d&#233;riv&#233;s des sources naturelles sont souvent permis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Interceptor est un herbicide homologu&#233; et certifi&#233; pour la production biologique en Nouvelle-Z&#233;lande. Un herbicide biologique non s&#233;lectif peut &#234;tre tr&#232;s utile pour remplacer le travail du sol avant les semis ou apr&#232;s l'apparition des plantes. Cette &#233;tude avait pour objectif de :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) &#233;valuer l'efficacit&#233; d'Interceptor pour lutter contre les mauvaises herbes indicatrices et&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) d&#233;finir les param&#232;tres d'application qui peuvent am&#233;liorer l'efficacit&#233; d'Interceptor.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Interceptor est un herbicide de contact non s&#233;lectif, d&#233;riv&#233; d'un extrait d'huile de pin. Puisque cet herbicide tue les plantes par contact, il est essentiel de vaporiser le produit uniform&#233;ment sur les plantes cibles pour une efficacit&#233; maximum.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Extrait de betterave&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Herbicide&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Jus de sciure de bois&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Utilisation d'outils&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La grelinette, la binette&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;sherbage thermique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Gaz propane &#224; la torche : un peu cher si grandes surfaces&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le paillage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas une m&#233;thode de d&#233;sherbage mais le paillis aura l'avantage de ne pas laisser germer les graines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son action est pr&#233;ventive en emp&#234;chant la germination des mauvaises herbes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Appareil Electroflash&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Vous trouverez la description de l'appareil sur le site suivant : &lt;a href='http://www.magnetoculture.com/magnetoculture/Liens.html' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.magnetoculture.com/magne...&lt;/a&gt; dans la liste des produits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet appareil permet par un traitement &#233;lectromagn&#233;tique par une antenne d'avoir une action d&#233;sherbante et antigerminative. La technique a &#233;t&#233; test&#233;e avec succ&#232;s par le minist&#232;re de l'agriculture espagnol sur des champs de ma&#239;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suivez une formation d'ecojardinage, vous y apprendrez comment d&#233;sherber au naturel et bien d'autres techniques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://jardineraveclalune.weebly.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://jardineraveclalune.weebly.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Troc aux plantes</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1297</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1297</guid>
		<dc:date>2018-04-19T15:36:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



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&lt;a href="https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Agriculture.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_465 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:500px;'&gt;&lt;img src='https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/local/cache-vignettes/L500xH721/Journee_de_l_Arboretum2018-63d35.jpg' width='500' height='721' alt=&quot;&quot; style='height:721px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>FAO : la faim dans le monde n'aura pas de fin</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1220</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1220</guid>
		<dc:date>2018-01-28T08:02:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 28 f&#233;vrier 2017 par Marine Jobert Les syst&#232;mes alimentaires de notre plan&#232;te seront-ils en mesure de produire assez de nourriture de mani&#232;re durable pour 10 milliards de Terriens ? Oui, r&#233;pond l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), tout en d&#233;montrant le contraire. Car la plan&#232;te est d&#233;vast&#233;e par l'agriculture intensive, et le changement climatique en cours renforcera la pauvret&#233;, la d&#233;sorganisation des soci&#233;t&#233;s et les in&#233;galit&#233;s. &#171; On ne peut pas continuer sans (...)

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&lt;a href="https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Agriculture.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 28 f&#233;vrier 2017 par Marine Jobert&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les syst&#232;mes alimentaires de notre plan&#232;te seront-ils en mesure de produire assez de nourriture de mani&#232;re durable pour 10 milliards de Terriens ? Oui, r&#233;pond l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), tout en d&#233;montrant le contraire. Car la plan&#232;te est d&#233;vast&#233;e par l'agriculture intensive, et le changement climatique en cours renforcera la pauvret&#233;, la d&#233;sorganisation des soci&#233;t&#233;s et les in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; On ne peut pas continuer sans rien faire. &#187; C'est un rapport dramatique que publie la FAO. Diplomatie oblige, les mots sont pes&#233;s, les expressions parfois alambiqu&#233;es, mais le constat est plus qu'inqui&#233;tant. Car dans ce monde &#224; 9,7 milliards d'&#234;tres humains qui se profile pour 2050, il faudrait augmenter de pr&#232;s de 50% les volumes de nourriture produits pour esp&#233;rer remplir les ventres&#8230; et les r&#233;servoirs. Or tous les voyants sont au rouge dans le monde de demain, constate la FAO.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maintes et maintes fois d&#233;nonc&#233;s, les agrocarburants ont continu&#233; leurs ravages : la consommation de c&#233;r&#233;ales, de graines ol&#233;agineuses et de canne &#224; sucre s'est accrue pour la production de carburant, tout comme l'utilisation de la biomasse pour remplacer les produits p&#233;trochimiques. &#171; La concurrence accrue entre les utilisations alimentaires et non alimentaires de la biomasse a renforc&#233; l'interd&#233;pendance entre les march&#233;s des produits alimentaires, des aliments pour animaux et des sources d'&#233;nergie &#187;, constate la FAO.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une plan&#232;te &#224; l'agonie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les causes sont multiples. L'agriculture et la croissance &#233;conomique ont d&#233;j&#224; &#171; souvent [co&#251;t&#233;] cher &#224; l'environnement naturel &#187;, constate pudiquement l'agence onusienne. Presque la moiti&#233; des for&#234;ts qui couvraient jadis la plan&#232;te ont maintenant disparu. Les nappes phr&#233;atiques sont en voie d'&#233;puisement rapide. La biodiversit&#233; a &#233;t&#233; gravement &#233;rod&#233;e. L'avenir ne s'annonce pas non plus &#171; radieux &#187;, avec une croissance d&#233;mographique &#171; in&#233;gale &#187;, des changements climatiques qui intensifieront les catastrophes naturelles, les conflits arm&#233;s et les flamb&#233;es de ravageurs et de maladies transfrontaliers. Le tout dans un contexte d'explosion de la demande en viande et en produits laitiers, dont raffole une classe moyenne mondiale en expansion.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des rendements qui stagnent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Surtout, les rendements agricoles, apr&#232;s 55 ans de folle hausse -production multipli&#233;e par 3- stagnent : depuis les ann&#233;es 1990, les augmentations moyennes enregistr&#233;es pour les rendements de ma&#239;s, de riz et de bl&#233; d&#233;passent tout juste les 1%, quand la population cro&#238;t de 1,2% chaque ann&#233;e. Sans trop s'avancer, et sans pour autant renier une agriculture productiviste qu'elle a indirectement soutenue depuis plusieurs d&#233;cennies, la FAO vante d&#233;sormais les m&#233;rites de l'agriculture de conservation et de l'agriculture intelligente face au climat, &#171; [qui] contribuent certainement &#224; l'augmentation de la productivit&#233; agricole &#187;. Du bout des l&#232;vres, l'agence onusienne pointe le fl&#233;au de l'accaparement des terres par de &#171; grandes exploitations agricoles commerciales (&#8230;) sujettes &#224; controverse car, souvent, elles ne sont pas transparentes [et] donnent des r&#233;sultats m&#233;diocres sur le plan de la cr&#233;ation d'emplois et de la g&#233;n&#233;ration de revenus pour l'Etat. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un &#233;chec, l'&#233;radication de la faim dans le monde ? Quelque 800 millions de personnes souffrent de la faim en 2017 et plus de deux milliards subissent des carences chroniques en micronutriments ou des formes de suralimentation. &#171; 11% de la population du monde s'endort encore le ventre vide &#187;, &#233;crit la FAO, alors m&#234;me que le monde &#171; produit maintenant plus qu'assez de nourriture pour satisfaire les besoins alimentaires de la population mondiale tout enti&#232;re. &#187; Un tiers des aliments produits dans le monde sont aujourd'hui perdus ou gaspill&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'eau, un mirage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Peut-on esp&#233;rer augmenter les surfaces agricoles pour compenser ce manque de productivit&#233; ? Las. Cela fait une vingtaine d'ann&#233;es que les superficies de terres agricoles se sont stabilis&#233;es, &#224; un niveau d'environ 4,9 milliards d'hectares. Avec en toile de fond les 6 Mha de terres agricoles arrach&#233;es aux 7 Mha de for&#234;ts ras&#233;es dans les zones tropicales et subtropicales. L'irrigation est en passe de devenir un mirage, sur une plan&#232;te o&#249; aquif&#232;res et fleuves tirent la langue. &#171; Conjugu&#233; &#224; la p&#233;nurie en eau, le taux d'expansion des superficies de terres irrigu&#233;es conna&#238;t un consid&#233;rable ralentissement &#187;, constate la FAO, qui pr&#233;voit ce taux d'expansion &#224;&#8230; 0,24% par an. Et les prot&#233;ines ne viendront pas de la mer, o&#249; la vie est aussi fragilis&#233;e, avec des eaux plus chaudes, une salinit&#233; modifi&#233;e et une acidification accrue. &#171; L'adoption de pratiques de gestion durables des terres, de l'eau, des p&#234;ches et des for&#234;ts par les petits exploitants sera cruciale. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;V&#339;ux pieux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La FAO dessine 10 pistes -autant de v&#339;ux pieux- qui vont de l'am&#233;lioration, &#171; de mani&#232;re durable &#187;, de la productivit&#233; agricole afin de satisfaire la demande croissante au renforcement de la r&#233;silience face aux crises de longue dur&#233;e, aux catastrophes et aux conflits. &#171; De profonds changements devront intervenir dans les syst&#232;mes agricoles, les &#233;conomies rurales et la gestion des ressources naturelles &#187;, conclut l'agence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ONU : il faut &#171; renoncer progressivement &#224; l'agriculture industrielle &#187;</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1219</link>
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		<dc:date>2017-08-29T08:25:25Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 07 mars 2017 par Marine Jobert La rapporteure sp&#233;ciale sur le droit &#224; l'alimentation de l'ONU dresse un r&#233;quisitoire des cons&#233;quences d&#233;l&#233;t&#232;res des pesticides sur la faune, la flore et l'&#234;tre humain. Elle plaide pour que les transnationales soient comptables de leurs actes et dynamite un mythe : la s&#233;curit&#233; alimentaire ne d&#233;pend pas de l'usage des pesticides. &#171; Etre tributaire de pesticides dangereux est une solution &#224; court terme qui porte atteinte au droit &#224; une alimentation suffisante et au droit &#224; (...)

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&lt;a href="https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Agriculture.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 07 mars 2017 par Marine Jobert&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La rapporteure sp&#233;ciale sur le droit &#224; l'alimentation de l'ONU dresse un r&#233;quisitoire des cons&#233;quences d&#233;l&#233;t&#232;res des pesticides sur la faune, la flore et l'&#234;tre humain. Elle plaide pour que les transnationales soient comptables de leurs actes et dynamite un mythe : la s&#233;curit&#233; alimentaire ne d&#233;pend pas de l'usage des pesticides.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Etre tributaire de pesticides dangereux est une solution &#224; court terme qui porte atteinte au droit &#224; une alimentation suffisante et au droit &#224; la sant&#233; des g&#233;n&#233;rations actuelles et des g&#233;n&#233;rations futures. &#187; Hilal Elver n'a pas la notori&#233;t&#233; d'un Olivier De Schutter ou l'aura d'un Jean Ziegler mais, tout comme ses pr&#233;d&#233;cesseurs au poste de rapporteur sp&#233;cial sur le droit &#224; l'alimentation, cette juriste turque a la plume ac&#233;r&#233;e. Dans un rapport consacr&#233; aux m&#233;faits &#233;cologiques, sanitaires et sociaux des pesticides[1], elle dresse un r&#233;quisitoire implacable contre ces substances. Certes, elles ont &#171; sans conteste contribu&#233; &#224; permettre &#224; la production agricole de faire face &#224; des hausses sans pr&#233;c&#233;dent de la demande alimentaire &#187;, mais au prix de d&#233;sastres sur &#171; la sant&#233; humaine et l'environnement &#187;. Un proc&#232;s &#224; charge contre les transnationales, dont certaines activit&#233;s devraient &#234;tre pouvoir &#234;tre encadr&#233;es et, le cas &#233;ch&#233;ant, sanctionn&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Toxiques, mais l&#233;gaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;200.000. C'est le nombre de personnes qui, chaque ann&#233;e, meurent d'intoxication aig&#252;e, dont 99% surviennent dans les pays en d&#233;veloppement[2], &#171; o&#249; les r&#233;glementations dans le domaine de la sant&#233;, de la s&#233;curit&#233; et de l'environnement sont plus souples et appliqu&#233;es moins rigoureusement &#187;. Les preuves des effets &#224; moyen et long terme des pesticides, sur le vivant en g&#233;n&#233;ral et l'&#234;tre humain en particulier, sont plus ardues &#224; apporter, d'autant que &#171; l'ampleur des dommages caus&#233;s par ces produits chimiques est syst&#233;matiquement contest&#233;e [par l'industrie des pesticides et l'industrie agroalimentaire] &#187;. Et d'&#233;grener la liste des pathologies, de mieux en mieux connues, imputables aux pesticides : Parkinson, Alzheimer, troubles hormonaux, troubles de la fertilit&#233;, etc. Avec quelles cons&#233;quences, en termes de politique publique ? Les Etats du monde entier semblent sur la m&#234;me ligne : celle de l'inaction. &#171; Bien que les graves risques pour la sant&#233; que pr&#233;sentent nombre de pesticides soient clairement &#233;tablis, ceux-ci sont encore utilis&#233;s &#187;, constate la rapporteure.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Droit &#224; une alimentation sans pesticides&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le droit &#224; une alimentation suffisante, reconnue par la D&#233;claration universelle des droits de l'homme, s'arr&#234;te-t-il l&#224; o&#249; commence la contamination par les pesticides ? Oui, consid&#232;re le Comit&#233; des droits &#233;conomiques, sociaux et culturels, &#171; car ce droit englobe le droit &#224; une nourriture exempte de substances nocives &#187;. Pour aujourd'hui et pour demain, insistent ces repr&#233;sentants de l'ONU. Or, avec des eaux de ruissellement contamin&#233;es, des populations de ravageurs perturb&#233;es, des &#233;cosyst&#232;mes d&#233;stabilis&#233;s et des sols priv&#233;s de vie dont les rendements s'effondrent, les g&#233;n&#233;rations futures sont l&#233;s&#233;es. &#171; Les arguments selon lesquels les pesticides seraient indispensables pour pr&#233;server le droit &#224; l'alimentation et &#224; la s&#233;curit&#233; alimentaire entrent en contradiction avec le droit &#224; la sant&#233;, compte tenu des nombreux impacts sanitaires associ&#233;s &#224; certaines pratiques d'utilisation des pesticides. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Transnationales dans l'impunit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les Etats d&#233;faillants se dressent les multinationales toutes-puissantes. &#171; L'industrie des pesticides est domin&#233;e par quelques soci&#233;t&#233;s transnationales qui exercent un pouvoir extraordinaire sur la recherche agrochimique, les initiatives l&#233;gislatives et les orientations en mati&#232;re de r&#233;glementation au niveau mondial, d&#233;nonce le rapport. Elles ont aussi des responsabilit&#233;s en termes de droits de l'homme. &#187; Et c'est l&#224; tout le n&#339;ud du rapport : comment les rendre comptables et responsables de leurs agissements ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des Etats trop bienveillants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes, il existe bien des trait&#233;s, comme la convention de Stockholm ou celle de Montr&#233;al, qui ont d&#233;barrass&#233; le monde (au moins sur le papier) d'affreux polluants. Mais pour des centaines de pesticides -tr&#232;s dangereux mais qui n'entrent pas dans les clous de la r&#233;glementation- les &#233;tapes cruciales de leur cycle de vie &#233;chappent &#224; toute r&#233;glementation. Et ces instruments juridiques rec&#232;lent quantit&#233; de subtilit&#233;s (clauses d'exemption, r&#232;gles de vote l&#233;onines&#8230;) qui permettent &#224; des Etats de laisser sur le march&#233; des produits toxiques, comme le Paraquat par exemple. Quant aux r&#232;glementations nationales, outre qu'elles sont fond&#233;es sur des &#233;tudes scientifiques discutables, elles sont peu mises en &#339;uvre et peu contr&#244;l&#233;es, faute de moyens. R&#233;sultat, des pesticides interdits au Nord finissent souvent dans les pays en voie de d&#233;veloppement sans que personne n'y trouve &#224; redire.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Renoncer &#224; l'agriculture industrielle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 28 f&#233;vrier, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) alertait sur l'impossibilit&#233;, pour un monde en expansion d&#233;mographique incontr&#244;l&#233;e et aux rendements agricoles stables, de combattre la famine dans les d&#233;cennies &#224; venir, mais elle ne pr&#233;conisait pourtant pas de r&#233;elles pistes pour tenter de sortir de la crise. Hilal Elver, elle, ach&#232;ve son r&#233;quisitoire sur une s&#233;rie de recommandations tr&#232;s fermes en direction des Etats. Car c'est &#224; eux qu'il appartient de soutenir une agriculture lib&#233;r&#233;e des pesticides dangereux et l'agro&#233;cologie, de prot&#233;ger les femmes enceintes et les enfants de l'exposition &#224; ces produits toxiques, de financer des &#233;tudes ind&#233;pendantes sur leurs effets potentiels, de cesser de les subventionner et renforcer leur taxation ou de promouvoir une alimentation issue de l'agriculture biologique. Mais interdire et r&#233;glementer ne suffit plus : le moyen le plus efficace &#224; long terme de r&#233;duire l'exposition &#224; ces produits chimiques toxiques &#171; est de renoncer progressivement &#224; l'agriculture industrielle &#187;, conclut la rapporteure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[1] Cosign&#233; avec Baskut Tuncak, le rapporteur sp&#233;cial sur les incidences sur les droits de l'homme de la gestion et de l'&#233;limination &#233;cologiquement rationnelles des produits et d&#233;chets dangereux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[2] Qui ne comptent pourtant que pour 25% de l'utilisation des pesticides.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LES BENEFICES DE L'AB</title>
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		<dc:date>2017-07-02T13:08:24Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Les avantages de passer &#224; un mode de production biologique sont nombreux : pour l'environnement, pour l'Homme, pour le bien-&#234;tre animal et pour la dynamique des territoires. D&#233;couvrez ici certains points cl&#233;s sur lesquels l'agriculture bio a un impact : le gain en autonomie et la pr&#233;servation de la sant&#233; de l'agriculteur, la conservation de la biodiversit&#233;, de l'eau et de l'environnement autour de l'exploitation, la consid&#233;ration du bien-&#234;tre animal, la valorisation de main-d'&#339;uvre du territoire... Gain (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les avantages de passer &#224; un mode de production biologique sont nombreux : pour l'environnement, pour l'Homme, pour le bien-&#234;tre animal et pour la dynamique des territoires. D&#233;couvrez ici certains points cl&#233;s sur lesquels l'agriculture bio a un impact : le gain en autonomie et la pr&#233;servation de la sant&#233; de l'agriculteur, la conservation de la biodiversit&#233;, de l'eau et de l'environnement autour de l'exploitation, la consid&#233;ration du bien-&#234;tre animal, la valorisation de main-d'&#339;uvre du territoire...&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Gain en autonomie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; En pr&#233;f&#233;rant une alimentation du b&#233;tail provenant de la ferme, en interdisant les produits phytosanitaires ou encore en valorisant les mati&#232;res organiques issues de la ferme, les exploitations en bio ont une autonomie technique et &#233;conomique sup&#233;rieure &#224; celle des fermes en conventionnel, participant ainsi &#224; diminuer leur bilan carbone.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; Pr&#233;servation de la sant&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Aucun produit de synth&#232;se n'est admis sur l'exploitation, c'est un gage de non-toxicit&#233; pour l'agriculteur mais &#233;galement pour les riverains de l'exploitation, qui dans certains territoires se trouvent souvent expos&#233;s &#224; des mol&#233;cules toxiques transport&#233;es par le vent. C'est aussi l'assurance de fournir &#224; ses clients des produits sains, sans se pr&#233;occuper de d&#233;passer les &quot;Doses Journali&#232;res Admissibles&quot; de produits phytopharmaceutiques, fix&#233;es de mani&#232;re assez al&#233;atoires par les instances responsables.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des sols vivants et fertiles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Si la fertilisation en agriculture conventionnelle vise &#224; nourrir directement les cultures, l'agriculture bio elle se focalise sur l'entretien des micro-organismes du sol, qui &#224; terme permettront &#224; la plante de puiser les &#233;l&#233;ments n&#233;cessaires. Le refus d'apporter au sol des engrais min&#233;raux de synth&#232;se a ainsi permis de d&#233;velopper des techniques alternatives afin d'enrichir le sol en &#233;l&#233;ments nutritifs. Rotations de cultures appropri&#233;es, cultures d'engrais verts et de l&#233;gumineuses, valorisation des mati&#232;res organiques... la fertilit&#233; du sol est ainsi assur&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Prot&#233;ger la ressource en eau&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Sans utilisation de produits chimiques de synth&#232;se, l'agriculture bio limite les contaminations des eaux souterraines par infiltration des nitrates ou les pollutions des rivi&#232;res et des lacs lors des &#233;pisodes de ruissellement. Le co&#251;t du traitement de l'eau potable est ainsi nettement diminu&#233; et par la m&#234;me occasion la facture d'eau des usagers.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Conserver la biodiversit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Ainsi, gr&#226;ce &#224; ses pratiques respectueuses de l'environnement, comme la non-utilisation de produits chimiques de synth&#232;se, le maintien et le d&#233;veloppement de haies, l'utilisation de semences anciennes ou encore le choix de races locales, l'agriculture bio respecte et participe au maintien des &#233;quilibres naturels et de la biodiversit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Dynamiser les territoires ruraux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Les exploitations bio g&#233;n&#232;rent plus d'emplois que les exploitations conventionnelles : 2,4 Unit&#233;s de Travail Annuel (UTA) en bio contre 1,5 en moyenne (Agence Bio, 2010). L'AB induit donc 20 &#224; 30% de main d'&#339;uvre suppl&#233;mentaire par rapport &#224; l'agriculture conventionnelle. La non-utilisation de produits chimiques de synth&#232;se et le choix notamment du d&#233;sherbage m&#233;canique n&#233;cessitent souvent davantage de main-d'&#339;uvre, participant ainsi &#224; la vitalit&#233; des campagnes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Respecter le bien-&#234;tre animal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Deux grands principes r&#233;gissent la r&#233;glementation de l'&#233;levage en bio : le lien au sol et le respect du bien-&#234;tre animal. L'&#233;levage hors-sol est interdit, les animaux devant avoir acc&#232;s &#224; des espaces de plein air. La densit&#233; d'animaux par b&#226;timent est limit&#233;e et les mesures pr&#233;ventives ou alternatives sont privil&#233;gi&#233;es pour limiter l'utilisation de traitements v&#233;t&#233;rinaires allopathiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La banane bio se rebiffe</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1250</link>
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		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 03 mars 2017 par St&#233;phanie Senet La bataille des bananes est lanc&#233;e Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a ordonn&#233;, le 1er mars, la suppression d'une campagne publicitaire mettant en cause la qualit&#233; des bananes bio produites hors de l'Union europ&#233;enne. &#171; La banane fran&#231;aise mieux que bio c'est possible. &#187; Voici le slogan qui a mis le feu aux poudres dans le secteur de la bio, alors que le Salon de l'agriculture bat son plein. Choisie par les producteurs de bananes de Guadeloupe et de (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 03 mars 2017 par St&#233;phanie Senet&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La bataille des bananes est lanc&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a ordonn&#233;, le 1er mars, la suppression d'une campagne publicitaire mettant en cause la qualit&#233; des bananes bio produites hors de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La banane fran&#231;aise mieux que bio c'est possible. &#187; Voici le slogan qui a mis le feu aux poudres dans le secteur de la bio, alors que le Salon de l'agriculture bat son plein. Choisie par les producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique pour vanter les m&#233;rites de leurs fruits (UGPBAN), par rapport aux cultures bio, cette campagne a aussit&#244;t fait l'objet d'un recours en r&#233;f&#233;r&#233;, d&#233;pos&#233; d&#232;s le 27 f&#233;vrier, par le Syndicat des transformateurs et distributeurs de produits naturels et de culture biologique (Synabio).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les produits bio import&#233;s doivent respecter le cahier des charges impos&#233; par leur pays, dans des conditions qui doivent &#234;tre &#233;quivalentes au cahier des charge europ&#233;en &#187;, rappelle au JDLE Charles Pernin, d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral du Synabio. &#171; Si l'on prend l'exemple des bananes produites en R&#233;publique dominicaine, elles sont de surcro&#238;t contr&#244;l&#233;es par des organismes qui sont audit&#233;s, supervis&#233;s par la Commission europ&#233;enne, et qui doivent publier chaque ann&#233;e un rapport sur leurs activit&#233;s &#187;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Substances inconnues ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, les producteurs des Antilles estiment que les bananes cultiv&#233;es hors de l'Union europ&#233;enne, c'est-&#224;-dire essentiellement en R&#233;publique dominicaine, Equateur, P&#233;rou, Colombie et Mexique, &#171; peuvent &#234;tre trait&#233;es par 14 substances interdites en agriculture conventionnelle dans l'Union europ&#233;enne &#187;, &#233;crit l'Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN), en r&#233;f&#233;rence &#224; une &#233;tude r&#233;alis&#233;e par le cabinet AND International pour l'Odeadom[1].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Parmi ces substances, il existe des mol&#233;cules qui n'ont aucun rapport avec l'agriculture mais avec la potabilit&#233; de l'eau ou le nettoyage des installations. Les autres substances -des pr&#233;parations v&#233;g&#233;tales comme des extraits de p&#233;pins d'agrumes ou des plantes tropicales- n'ont pas fait l'objet de demande d'homologation. Ce qui ne veut pas dire qu'elles sont incompatibles avec les principes de la bio en Europe &#187;, pr&#233;cise Charles Pernin.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Trouble manifestement illicite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le TGI de Paris lui a d'ailleurs donn&#233; raison. Dans son r&#233;f&#233;r&#233; du 1er mars, il a reconnu le trouble manifestement illicite que constitue la campagne publicitaire diffus&#233;e par l'UGPBAN depuis le 22 f&#233;vrier. S'il n'&#233;tait pas comp&#233;tent pour juger de la qualit&#233; des bananes bio sur le fond, il a toutefois demand&#233; la cessation imm&#233;diate de la campagne, en prescrivant une astreinte de 50.000 euros par jour de retard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#171; Est prohib&#233;e une publicit&#233; ou un message &#224; caract&#232;re publicitaire associant le terme bio &#224; un produit qui n'a pas &#233;t&#233; obtenu conform&#233;ment aux dispositions du r&#232;glement &#187;, &#233;crivent les juges.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En r&#233;action, l'UGPBAN va faire appel. &#171; Notre campagne &#233;tait une provocation &#187;, reconna&#238;t Jean-Claude Marraud des Grottes, responsable de la commission Commerce et producteur en Martinique. &#171; Nous voulons surtout un jugement sur le fond du probl&#232;me, c'est-&#224;-dire la faiblesse du syst&#232;me d'&#233;quivalence fix&#233; par le r&#232;glement europ&#233;en sur l'agriculture bio &#187;, poursuit-il. Et pourquoi ne pas envisager une conversion des cultures Outre-mer ? &#171; Les substances autoris&#233;es ne correspondent pas au climat tropical humide de nos territoires. Il en faudrait davantage &#187;, r&#233;pond le producteur.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des progr&#232;s Outre-mer ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les bananes cultiv&#233;es en Guadeloupe et en Martinique ne sont donc pas certifi&#233;es bio. L'UGPBAN affirme toutefois que l'usage des pesticides a &#233;t&#233; r&#233;duit de 50% entre 2006 et 2016 au sein des 8.500 hectares de bananeraies, et que les &#233;pandages a&#233;riens ne sont plus pratiqu&#233;s, conform&#233;ment &#224; l'interdiction nationale. Un progr&#232;s certain apr&#232;s des ann&#233;es d'&#233;pandage au chlord&#233;cone, ce pesticide organochlor&#233; utilis&#233; en Guadeloupe et en Martinique contre le charan&#231;on du bananier. Interdite en 1993, cette substance a largement impr&#233;gn&#233; les sols. De l&#224; &#224; dire que les bananes produites en 2017 sont meilleures que les bananes bio, il y a un pas que l'UGPBAN n'a pas eu le droit de franchir selon la justice. Sa campagne publicitaire a d'ailleurs disparu, ce 3 mars, des pages des journaux comme des ondes radiophoniques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[1] Office de d&#233;veloppement de l'&#233;conomie agricole d'Outre-mer&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Tout &#231;a pour une tomate</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1249</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1249</guid>
		<dc:date>2017-06-17T06:25:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Ch&#232;re lectrice, cher lecteur, Regardez cette belle tomate rouge sang : C'est une de ces tomates &#224; 1&#8364; le kilo. Il a fallu : &#8226;	la planter, l'arroser, la surveiller, la repiquer, lui mettre un tuteur, la cueillir d&#233;licatement afin de ne pas l'abimer ; &#8226;	le conditionner, le stocker, le transporter sur des milliers de kilom&#232;tres en prenant soin de ne pas l'ab&#238;mer ; &#8226;	la distribuer, la mettre sur un &#233;talage, payer les employ&#233;s du magasin et la caissi&#232;re&#8230; Il a fallu faire tout cela avant qu'elle (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ch&#232;re lectrice, cher lecteur,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Regardez cette belle tomate rouge sang :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_426 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/local/cache-vignettes/L387xH323/art_1249_no1-79152.jpg' width='387' height='323' alt=&quot;&quot; style='height:323px;width:387px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une de ces tomates &#224; 1&#8364; le kilo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a fallu :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#8226;	la planter, l'arroser, la surveiller, la repiquer, lui mettre un tuteur, la cueillir d&#233;licatement afin de ne pas l'abimer ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#8226;	le conditionner, le stocker, le transporter sur des milliers de kilom&#232;tres en prenant soin de ne pas l'ab&#238;mer ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#8226;	la distribuer, la mettre sur un &#233;talage, payer les employ&#233;s du magasin et la caissi&#232;re&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a fallu faire tout cela avant qu'elle n'arrive dans votre panier&#8230; Et encore, au mois de f&#233;vrier. Tout &#231;a pour quelques centimes : cela tient de la magie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous avez d&#233;j&#224; fait pousser des tomates vous devez vous demander comme moi qui sont les sorciers qui op&#232;rent ce prodige. Ces magiciens, pas plus que les autres, ne r&#233;v&#232;lent leur tours et vous allez comprendre pourquoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour cette tomate que vous mettez dans votre cabas n&#233;gligemment on r&#233;duit en esclavage des populations, on ass&#232;che des pays entiers, on engraisse les mafias, on asphyxie les agricultures des voisins plus scrupuleux, on empoisonne les populations aux pesticides&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout cela pour quelque chose qui ressemble autant au fruit dont il porte le nom que son mod&#232;le de plastique avec laquelle ma petite ni&#232;ce joue &#224; la marchande. Je ne parle pas d'une d&#233;rive locale mais d'un ph&#233;nom&#232;ne mondial qui touche la Chine, l'Australie, les &#201;tats-Unis, l'Italie, l'Espagne&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Floride les cueilleurs sont pay&#233;s 50 centimes pour un panier de 15 kilos de tomates. [1] Pour que cela fasse l'&#233;quivalent d'un SMIC fran&#231;ais, il faut en cueillir 250 kilos de l'heure, un quart de tonne en 60 minutes, transport jusqu'au camion compris&#8230; Dans des serres &#224; 40&#176;C.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et vous, vous cueillez combien de tomates en une heure ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le Sud de l'Espagne, les travailleurs clandestins sont parqu&#233;s dans des hangars insalubres sans eau potable, ni &#233;lectricit&#233;. Ils n'ont pas le droit &#171; d'aller en ville &#187; &#224; cause des d&#233;sordres qu'ils y causent&#8230; Et pour ces taudis on leur extorque la moiti&#233; de leur salaire de mis&#232;re. [2]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il en va de m&#234;me en Italie&#8230; quand les tomates &#171; italiennes &#187; ne sont pas directement import&#233;es de Chine. [3]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car si l'Espagne est le sp&#233;cialiste de la tomate en vrac, l'Italie est imbattable sur les pr&#233;parations : tomates pel&#233;es, concass&#233;es, en boites, en sauce ou concentr&#233;es : ils inondent le march&#233; de tomates &#171; made in Italy &#187; produites dans des conditions atroces en Chine et qui ne sont que transform&#233;es en Italie. Cet &#171; or rouge &#187; est devenu la main-mise de la mafia transalpine que l'on emb&#234;te moins pour son traffic de tomates que pour le traffic de drogues&#8230; Et peu importe qu'il fasse infiniment plus de victimes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; cet esclavagisme moderne, la main d'oeuvre repr&#233;sente moins d'un tiers du co&#251;t de production de cette tomate contre plus de 50% normalement. [2] Et encore, pour faire pousser les tomates en hiver a-t-il fallu transformer un bon morceau de d&#233;sert Andalous en serre g&#233;ante&#8230; Que l'on voit depuis l'espace ! Regardez cette carte satellite de l'Espagne :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout au Sud, &#224; l'Est de Malaga et Grenade, vous trouvez Alm&#233;ria.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_427 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/local/cache-vignettes/L500xH341/art_1249_no2-f9bcf.jpg' width='500' height='341' alt=&quot;&quot; style='height:341px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Regardez cette t&#226;che blanche sous le &#171; A &#187; de Almeria&#8230; Ce sont les serres : 35 000 hectares de d&#233;sert qui ont &#233;t&#233; recouvert de plastique. Cette &#171; r&#233;serve naturelle &#187; d&#233;sertique a &#233;t&#233; choisie justement pour son soleil en hiver et surtout pour l'eau. La r&#233;gion d'Almeria est riche de nappes phr&#233;atiques abondantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elles devraient &#234;tre ass&#233;ch&#233;es d'ici 10 &#224; 15 ans. D&#233;j&#224; il faut puiser l'eau &#224; 1500 m&#232;tres de fonds pour trouver de l'eau propre aux cultures. Les strates sup&#233;rieures ont &#233;t&#233; surexploit&#233;es et l'eau de mer sal&#233;e a remplac&#233; l'eau douce.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais d'ici-l&#224;, voici d'o&#249; viendront les tomates et les fraises sur les &#233;tals en f&#233;vrier :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_428 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/local/cache-vignettes/L500xH334/art_1249_no3-be1ef.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es, quand ces fraises de d&#233;cembre sont apparues, je me souviens avoir demand&#233; &#224; un marchand de fruits comment il avait pu avoir des fraises en plein hiver : &#171; c'est le progr&#232;s mon bon monsieur &#187; m'avait-il r&#233;pondu. C'est une telle r&#233;ussite, un tel &#171; progr&#232;s &#187; que moins de 10 ans apr&#232;s, la plupart des gens que je connais refusent d&#233;sormais cat&#233;goriquement d'acheter des fruits et l&#233;gumes d'Espagne tant ils sont d&#233;goutants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il n'a pas fallu plus longtemps pour qu'ils envahissent les supermarch&#233;s &#224; tel point que c'est devenu un luxe de choisir un bon fruit ou l&#233;gume de saison. Vous pourriez me r&#233;torquer que la vie est d&#233;j&#224; suffisamment ch&#232;re comme cela ! Mais c'est un cercle vicieux : en d&#233;truisant l'agriculture fran&#231;aise et ses emplois comme l'on d&#233;truit l'industrie et le tissu &#233;conomique g&#233;n&#233;ral, on d&#233;truit la capacit&#233; de millions de personnes &#224; vivre dignement, de leur labeur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne vous dit pas qu'il faut mettre un mur de Berlin entre la France et ses voisins du Sud mais un peu de bon sens serait bienvenu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Suisse, par exemple, les droits de douanes sont de 5 centimes par kilo de tomate du 21 octobre au 30 avril, soit une taxe symbolique pour payer les formalit&#233;. En revanche, quand revient la belle saison, des quotas sont impos&#233;s afin de ne pas &#233;touffer les producteurs locaux par une concurrence d&#233;loyale. En dehors des quotas, les droits de douanes sont multipli&#233;s par 50 &#224; 2,64 francs par kilo. [4] Ainsi, vous pouvez choisir des tomates insipides en f&#233;vrier si cela vous plait. Durant la belle saison, les quotas permettent de moduler l'entr&#233;e de fruits et l&#233;gumes selon les besoins et les agriculteurs Suisses vivent dignement et produisent de bon primeurs bien go&#251;tus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et quand les nappes phr&#233;atiques d'Almeria seront &#233;puis&#233;es, ils arr&#234;teront de manger des tomates en hiver et leur agriculture ne s'en portera ni mieux, ni plus mal au contraire de l'agriculture fran&#231;aise en crise &#224; qui l'on demande des r&#233;sultats de magiciens&#8230; En respectant les r&#232;gles du jeu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais en Europe, l'id&#233;e de r&#233;introduire un tarif douanier, fusse-t-il intelligent, vital m&#234;me et gagnant-gagnant est une h&#233;r&#233;sie qui vous vaut d'&#234;tre imm&#233;diatement excommuni&#233; et mis-au-banc de la soci&#233;t&#233; parmi les nouveaux ogres et p&#232;res fouettards de &#171; l'extr&#234;me droite la plus abjecte &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Monsieur Macron, qu'avez-vous de mieux pour lutter contre les mafias italiennes et les esclavagistes andalous qu'une barri&#232;re douani&#232;re ? Comment ferez-vous respecter des r&#232;gles bafou&#233;es depuis pr&#232;s de 20 ans sous l'oeil complaisant de Bruxelles ? Enverrez-vous l'arm&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous laisse, je suis en retard pour repiquer mes tomates.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; votre bonne fortune,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Olivier Perrin&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Notes :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;[1] &lt;a href='http://scienceblogs.com/thepumphandle/2013/02/04/florida-farmworkers-wages-pick-32-pounds-of-tomatoes-earn-50-cents-and-senators-admit-they-know-it/' class='spip_out'&gt;http://scienceblogs.com/thepumphandle/2013/02/04/florida-farmworkers-wages-pick-32-pounds-of-tomatoes-earn-50-cents-and-senators-admit-they-know-it/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[2] &lt;a href='https://pages.rts.ch/emissions/abe/1371094-tomates-d-espagne-le-bagne-sous-cellophane.html' class='spip_out'&gt;https://pages.rts.ch/emissions/abe/1371094-tomates-d-espagne-le-bagne-sous-cellophane.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[3] &lt;a href='https://www.rts.ch/info/economie/8611454-le-business-de-la-tomate-enquete-sur-un-concentre-de-mondialisation.html' class='spip_out'&gt;https://www.rts.ch/info/economie/8611454-le-business-de-la-tomate-enquete-sur-un-concentre-de-mondialisation.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[4] &lt;a href='http://www.ezv.admin.ch/pdf_linker.php?doc=generaltarif&amp;lang=fr' class='spip_out'&gt;http://www.ezv.admin.ch/pdf_linker.php?doc=generaltarif&amp;lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Agriculture africaine : l'europarlement tance la NASAN</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1157</link>
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		<dc:date>2016-06-22T07:02:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 07 juin 2016 par Romain Loury Lanc&#233;e en 2012 par les pays du G8, la Nouvelle alliance pour la s&#233;curit&#233; alimentaire et la nutrition en Afrique (NASAN) favorise-t-elle l'industrie agroindustrielle au d&#233;triment du mod&#232;le africain des petites exploitations familiales ? Apr&#232;s les associations, c'est au tour des eurod&#233;put&#233;s de hausser le ton, dans une r&#233;solution tr&#232;s critique adopt&#233;e mardi 7 juin. Partenariat public priv&#233;, la NASAN a &#233;t&#233; lanc&#233;e afin &#171; d'am&#233;liorer la s&#233;curit&#233; alimentaire et la nutrition en (...)

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&lt;a href="https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Agriculture.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 07 juin 2016 par Romain Loury&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lanc&#233;e en 2012 par les pays du G8, la Nouvelle alliance pour la s&#233;curit&#233; alimentaire et la nutrition en Afrique (NASAN) favorise-t-elle l'industrie agroindustrielle au d&#233;triment du mod&#232;le africain des petites exploitations familiales ? Apr&#232;s les associations, c'est au tour des eurod&#233;put&#233;s de hausser le ton, dans une r&#233;solution tr&#232;s critique adopt&#233;e mardi 7 juin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Partenariat public priv&#233;, la NASAN a &#233;t&#233; lanc&#233;e afin &#171; d'am&#233;liorer la s&#233;curit&#233; alimentaire et la nutrition en aidant quelque 50 millions de personnes en Afrique subsaharienne &#224; sortir de la pauvret&#233; d'ici 2022 &#187;. Noble objectif, mais dont de nombreuses associations, dont Oxfam, Action contre la faim et CCFD-Terre Solidaire pour la France, craignent qu'il cache des buts moins avouables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un rapport publi&#233; en septembre 2014, &#171; La faim, un business comme un autre &#187;, les trois associations fran&#231;aises suscit&#233;es d&#233;non&#231;aient notamment, en C&#244;te d'Ivoire (l'un des dix pays africains membres de la NASAN[i]), l'existence de &#171; paysans li&#233;s contractuellement &#224; des multinationales, dans l'obligation de leur payer des services, m&#234;me en l'absence de r&#233;colte &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou encore, au Burkina Faso, des terres irrigables attribu&#233;es de mani&#232;re pr&#233;f&#233;rentielle, via des appels d'offre, &#224; de grandes entreprises, au d&#233;triment d'agriculteurs familiaux se partageant les miettes. D'autres pays, comme le Nigeria, ont &#233;t&#233; somm&#233;s de modifier leurs cadres juridiques pour autoriser les semences OGM, accusait le rapport.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pas de &#171; r&#233;volution verte &#187; bis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les eurod&#233;put&#233;s leur ont largement fait &#233;cho mardi 7 juin, dans une r&#233;solution adopt&#233;e &#224; 577 voix contre 24 voix -et 69 abstentions. Dans un rapport tr&#232;s s&#233;v&#232;re, l'eurod&#233;put&#233;e allemande Maria Heubuch (Verts) &#171; met en garde contre le risque qu'il y aurait &#224; reproduire en Afrique le mod&#232;le asiatique de &#8216;r&#233;volution verte' des ann&#233;es 1960 en ignorant ses r&#233;percussions sociales et environnementales &#187;. En bref, une agriculture faisant la part belle aux g&#233;ants de l'agrobusiness, favorisant l'accaparement des terres, l'exc&#232;s de pesticides et l'irrigation extensive.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Maria Heubuch, &#171; le soutien aux exploitations familiales et aux petits producteurs est le meilleur moyen de combattre la faim dans de nombreuses r&#233;gions d'Afrique. Cependant, la maigre aide au d&#233;veloppement de l'UE va &#224; la NASAN, qui sape la production alimentaire durable, locale et &#224; taille humaine. De r&#233;centes &#233;tudes ont r&#233;v&#233;l&#233; des cas d'accaparement des terres par des compagnies priv&#233;es, cofinanc&#233;es indirectement par l'UE. Si la NASAN ne rem&#233;die pas aux probl&#232;mes graves que nous observons, l'UE devra retirer son soutien &#224; cette initiative &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[i] B&#233;nin, Burkina Faso, C&#244;te d'Ivoire, Ethiopie, Ghana, Malawi, Mozambique, Nig&#233;ria, S&#233;n&#233;gal, Tanzanie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Agriculture : le tout bio, c'est possible</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1122</link>
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		<dc:date>2016-06-09T05:31:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 03 f&#233;vrier 2016 par Romain Loury Le bio, seulement 1% de la surface agricole mondiale La litt&#233;rature scientifique est d&#233;sormais sans ambigu&#239;t&#233; : l'agriculture bio suffirait tr&#232;s nettement &#224; nourrir la population mondiale, sans engendrer autant de pollution et de probl&#232;mes sanitaires que l'agriculture conventionnelle, ont estim&#233; deux agronomes am&#233;ricains mercredi 3 f&#233;vrier dans Nature Plants. C'est l'un des arguments favoris des tenants de l'agriculture conventionnelle : celle-ci obtient de meilleurs (...)

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&lt;a href="https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Agriculture.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 03 f&#233;vrier 2016 par Romain Loury&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le bio, seulement 1% de la surface agricole mondiale&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La litt&#233;rature scientifique est d&#233;sormais sans ambigu&#239;t&#233; : l'agriculture bio suffirait tr&#232;s nettement &#224; nourrir la population mondiale, sans engendrer autant de pollution et de probl&#232;mes sanitaires que l'agriculture conventionnelle, ont estim&#233; deux agronomes am&#233;ricains mercredi 3 f&#233;vrier dans Nature Plants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l'un des arguments favoris des tenants de l'agriculture conventionnelle : celle-ci obtient de meilleurs rendements que l'agriculture bio, et sera la seule &#224; pouvoir nourrir les 9 milliards de personnes que portera la Terre en 2050. Fermez le ban ? Pas si vite, leur r&#233;pondent John Reganold et Jonathan Wachter, agronomes &#224; la Washington State University &#224; Pullman (Etat de Washington), dans la revue Nature Plants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Analysant 40 ans de litt&#233;rature scientifique comparant les deux types de production, les chercheurs montrent que cette id&#233;e a v&#233;cu. Certes, la plupart des &#233;tudes r&#233;v&#232;lent des rendements inf&#233;rieurs en bio, allant de 8% &#224; 25% selon le type de culture. Avec la polyculture bio, il peut ainsi &#234;tre r&#233;duit &#224; 9%, et avec une rotation accrue des cultures, &#224; seulement 8%.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le bio plus efficace en cas de s&#233;cheresse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Selon les chercheurs, il est encore possible de faire mieux. Par exemple en cas de s&#233;cheresse s&#233;v&#232;re, situation qui devrait devenir plus fr&#233;quente avec le r&#233;chauffement : dans ce cas, plusieurs &#233;tudes ont montr&#233; que l'agriculture bio, qui pr&#233;serve mieux ses sols et leur capacit&#233; &#224; retenir l'eau, fait mieux que la conventionnelle. Et rien n'emp&#234;che de chercher des semences plus adapt&#233;es au bio, qui r&#233;duiront encore l'&#233;cart.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au-del&#224; du rendement, les agriculteurs bio s'en sortent souvent bien mieux que leurs coll&#232;gues de la fili&#232;re conventionnelle, avec des revenus sup&#233;rieurs de 22% &#224; 35%. En cause, le fait que leurs produits se vendent plus chers, en moyenne de 32%. L'&#233;galit&#233; de revenu survient lorsque cette &#171; prime au bio &#187; descend &#224; 5%, signifiant qu'il y a donc de la marge de man&#339;uvre pour d&#233;mocratiser ces produits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les deux agronomes, la conversion de l'humanit&#233; de l'agriculture &#224; un mode bio ne doit pas que reposer sur la question du rendement : &#171; nous devons aussi r&#233;duire le gaspillage alimentaire, am&#233;liorer l'acc&#232;s et la distribution de l'alimentation, stabiliser la population mondiale, &#233;liminer la conversion des cultures en biocarburants et nous orienter vers une alimentation plus tourn&#233;e vers les v&#233;g&#233;taux &#187;, estiment-ils.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pollution et maladies chroniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mardi 2 f&#233;vrier, France 2 a consacr&#233; son &#233;mission &#171; Cash investigation &#187; au sujet des pesticides, particuli&#232;rement &#224; leur impact sanitaire. Parmi eux, le chlorpyriphos, un insecticide soup&#231;onn&#233; d'entra&#238;ner de l'autisme chez les enfants. Interrog&#233; &#224; ce sujet par la pr&#233;sentatrice Elise Lucet, le ministre de l'agriculture, St&#233;phane Le Foll, admettant que &#171; cette substance [&#233;tait] dangereuse &#187;, a indiqu&#233; que &#171; ce produit [verrait] ses usages au mieux r&#233;duits, et pour certains, compl&#232;tement arr&#234;t&#233;s &#187;, d&#232;s cette ann&#233;e. Et ce en fonction d'un prochain rapport de l'Agence nationale de s&#233;curit&#233; sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), qui devrait &#234;tre publi&#233; d'ici un mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux m&#233;faits de l'agriculture conventionnelle, ils ne sont plus &#224; d&#233;montrer : pesticides, pollution de l'eau par les nitrates et les phosphates, fortes &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, moindre biodiversit&#233; sur les surfaces cultiv&#233;es, mais aussi maladies chroniques en tous genres et moindre qualit&#233; nutritive par rapport aux aliments bio -r&#233;v&#233;l&#233;e par 12 des 15 &#233;tudes identifi&#233;es par les chercheurs &#224; ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dernier volet examin&#233;, celui des bienfaits sociaux. L&#224; aussi, avantage &#224; l'agriculture bio, qui, selon plusieurs &#233;tudes, cr&#233;e plus d'emploi, compromet bien moins la sant&#233; de ses travailleurs et am&#233;liore leur propre alimentation, favorise les interactions entre producteurs et consommateurs et permet une meilleure condition animale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Des centaines d'&#233;tudes scientifiques d&#233;montrent maintenant que l'agriculture bio devrait jouer un plus grand r&#244;le pour nourrir la plan&#232;te. Il y a 30 ans, il y avait &#224; peine quelques &#233;tudes comparant l'agriculture bio &#224; la conventionnelle. Ces 15 derni&#232;res ann&#233;es, leur nombre a explos&#233; &#187;, observe John Reganold.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les tribulations agricoles d'un Chinois en Berry</title>
		<link>https://www.environnement-lanconnais.asso.fr/index/spip.php?article1143</link>
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		<dc:date>2016-05-22T07:24:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain KALT (retranscription)</dc:creator>



		<description>Le 08 avril 2016 par Marine Jobert Un groupe chinois a acquis plusieurs centaines d'hectares de terres &#224; c&#233;r&#233;ales dans le Berry. Une premi&#232;re, qui provoque stupeur et col&#232;re dans le monde agricole. Les Safer se plaignent de ne pas avoir les outils juridiques pour endiguer cet accaparement des terres &#8216;&#224; l'envers', qui concerne d&#233;j&#224; des pans entiers du vignoble fran&#231;ais. &#171; Acheter 1.700 ha de c&#233;r&#233;ales en France sans aucun contr&#244;le, c'est possible ! &#187;. C'est par un cri indign&#233; que d&#233;bute le communiqu&#233; de la (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 08 avril 2016 par Marine Jobert&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un groupe chinois a acquis plusieurs centaines d'hectares de terres &#224; c&#233;r&#233;ales dans le Berry. Une premi&#232;re, qui provoque stupeur et col&#232;re dans le monde agricole. Les Safer se plaignent de ne pas avoir les outils juridiques pour endiguer cet accaparement des terres &#8216;&#224; l'envers', qui concerne d&#233;j&#224; des pans entiers du vignoble fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Acheter 1.700 ha de c&#233;r&#233;ales en France sans aucun contr&#244;le, c'est possible ! &#187;. C'est par un cri indign&#233; que d&#233;bute le communiqu&#233; de la F&#233;d&#233;ration nationale des soci&#233;t&#233;s d'am&#233;nagement foncier et d'&#233;tablissement rural (Safer), qui d&#233;nonce l'achat de terres agricoles dans le Berry par un groupe chinois. Quelle est son activit&#233; dans l'Empire du Milieu ? &#171; Je n'en ai aucune id&#233;e &#187;, conc&#232;de Emmanuel Hyest, le pr&#233;sident de la FN Safer, contact&#233; par Le journal de l'Environnement. Une rapide recherche sur internet sur la soci&#233;t&#233; Hongyang laisse penser qu'elle se consacrerait au commerce d'&#233;quipements pour stations-service. &#171; Ce sont des soci&#233;t&#233;s qui ont r&#233;ussi dans d'autres secteurs et cherchent &#224; diversifier leurs activit&#233;s &#187;, avance Emmanuel Hyest.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Financiarisation de l'agriculture&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car un investisseur qui se toque de foncier agricole, ce n'est pas nouveau : le vignoble fran&#231;ais en sait quelque chose, qui a vu ch&#226;teaux et domaines changer de mains par dizaines en quelques ann&#233;es, sans que leurs nouveaux propri&#233;taires y connaissent forc&#233;ment quelque chose &#224; la vigne et &#224; l'&#339;nologie. &#171; En plus d'&#234;tre le premier cas pour du foncier &#8216;pur', cet exemple est frappant car il s'agit d'un groupe chinois. Mais cette financiarisation de l'agriculture est le fait d'autres nationalit&#233;s, voire de Fran&#231;ais &#187;, constate le pr&#233;sident de la FN Safer. &#171; Il ne faut plus parler d'agriculture : c'est une vitrine, avec la vache bien peign&#233;e derri&#232;re, estime Christian Berdot, charg&#233; de ces questions pour l'association Les Amis de la Terre. Aujourd'hui on a affaire &#224; des grands groupes industriels et financiers, qui ont des int&#233;r&#234;ts sur tous les continents. L'agriculteur est le maillon faible, qui subit toutes les pressions en amont et en aval. &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pr&#233;emption impossible&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment une telle vente a t-elle pu &#233;chapper aux radars des Safer ? La loi d'avenir pour l'agriculture avait pourtant &#233;tendu leur droit de regard aux cessions de parts agricoles. Sauf que le droit de pr&#233;emption ne peut &#234;tre mis en &#339;uvre qu'en cas de cession totale des parts. &#171; Il suffit d'en garder une pour qu'on ne puisse intervenir &#187;, regrette Emmanuel Hyest. Il faut une r&#233;flexion pour &#233;viter que les propri&#233;taires qui transmettent en direct soient soumis &#224; un contr&#244;le et que ceux qui passent par le biais de cessions de parts sociales y &#233;chappent. &#187; Et d'&#233;voquer la possibilit&#233; de s&#233;parer l'exploitation (mat&#233;riel, cheptel&#8230;) du foncier, afin de permettre aux Safer d'agir sur le second. Un rapport sur la financiarisation du foncier est en cours de r&#233;daction et sera remis prochainement au ministre de l'agriculture. &#171; Quand on voit ce que pr&#233;pare le Tafta [l'accord commercial transatlantique en cours de n&#233;gociation entre l'Union europ&#233;enne et les Etats-Unis, ndlr], les Safer vont avoir du travail pour prot&#233;ger les petits exploitants agricoles locaux &#187;, pronostique Christian Berdot.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Autonomie alimentaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si cela devait se r&#233;p&#233;ter de fa&#231;on importante, c'est notre autonomie alimentaire qui est en jeu, craint cet administrateur de la FNSEA. L'&#233;quivalent de la production de 35 M ha sont import&#233;s chaque ann&#233;e en Europe[1]. &#187; Des chiffres battus en br&#232;che par Les Amis de la Terre Europe. Dans leur rapport intitul&#233; &#171; Terres vol&#233;es &#187;, l'association estimait en 2013 que l'Europe &#171; importe l'&#233;quivalent de plus de 5 fois la superficie de la France, principalement de Chine et d'Inde. &#187; Avec d'in&#233;vitables reports sur d'autres pays du Sud. Et vers l'Europe, d&#233;sormais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Carhaix, ce sont trois usines de transformation de lait qui vont bient&#244;t tourner sous &#233;tendard chinois, rapporte France 3. L'usine Synutra fabrique d&#233;j&#224; de la poudre de lait infantile -600.000 tonnes attendues- qui prend le chemin de la Chine via le port de Brest. Une unit&#233; de lait UHT, et peut-&#234;tre de fromages, devrait voir le jour en 2018. 700 emplois &#224; terme devraient &#234;tre cr&#233;&#233;s, avec un investissement 400 millions d'euros, pour un chiffre d'affaire d'1,2 Md&#8364;. &#171; Tout ce qui arrive l&#224; est assez extraordinaire pour nous &#187;, se r&#233;jouit le maire de Carhaix, Christian Troadec. Les producteurs de lait sont, eux, plus circonspects sur ces annonces au vu des volumes annonc&#233;s, note France 3.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[1] Le territoire m&#233;tropolitain est de 65 millions d'hectares.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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